Le nouveau navire de recherche « Belgica II » a été mis à l’eau en Espagne

Le nouveau navire de recherche scientifique « Belgica II » a été mis à l’eau en Espagne (crédit-photo Jorn Urbain/BE Défense)

Le nouveau navire de recherche Belgica II a été mis à l’eau en Espagne.

En 2017, le gouvernement Charles Michel a décidé de remplacer le navire de recherche scientifique Belgica qui avait 36 ans et se trouvait en fin de vie. Sa construction a débuté en juin 2018 et a été confiée au chantier naval espagnol Freire Shipyard à Vigo et à l’architecte naval Rolls-Royce Marine AS. Le coût de cet investissement est de 54 millions d’euros. Le nom du nouveau navire a été choisi après un concours. Sur les 19 propositions, six furent retenues (Belgica II, Stella Maris, Belsora, Impact, Lab Mare, Odyssea). Après le vote en ligne de quelque 5 000 personnes, 1 600 d’entre elles optèrent pour « Belgica II ». Le nouveau navire a été mis à l’eau pour la première fois le mardi 11 février après 28 mois de conception et de construction. L’amiral Yves Dupont, chef de la division Systèmes de la DGMR, représentait la Défense.

Par rapport à son prédécesseur, le « Belgica II » sera plus spacieux (environ 70 m de long par rapport à 50 m actuellement) et plus sophistiqué ce qui lui permettra de prélever des échantillons jusqu’à une profondeur de 5.000m. L’espace du laboratoire doublera et pourra accueillir à bord un plus grand nombre de scientifiques (28) (auparavant l’équipage comprenait 15 scientifiques civils et 15 militaires). Il passera plus de temps en mer (environ 300 jours par an contre 200 jours avec le Belgica) et aura une autonomie de 30 jours. Il sera également très silencieux pour les recherches dans le domaine de la pêche. La mer du Nord restera le domaine de recherche principal du nouveau navire mais il s’étendra davantage que son prédécesseur. Vers le nord, il dépassera le cercle polaire arctique d’où le léger renforcement de la coque contre la glace. Au sud, il s’étendra à la Méditerranée et à la mer Noire et à l’ouest, à l’océan Atlantique.

Le navire de recherche appartiendra à l’État belge, représenté par la Politique scientifique fédérale (BELSPO). La gestion opérationnelle incombera à l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique (IRSNB) qui travaillera en étroite collaboration avec la Défense. La Marine fournira du personnel de commandement avec trois personnes (commandant, premier officier et navigateur) et assurera son appui. A partir de 2023, elle pourrait fournir un équipage composé de deux équipes.

La livraison du nouveau navire de recherche scientifique aura lieu à Zeebruges au cours du dernier trimestre 2020. Son prédécesseur, le Belgica, sera ensuite vendu.

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