Le Chef de la Défense explique pourquoi la fin de Vigilant Guardian est une bonne chose

La Défense se réjouit de la fin progressive de l’opération Vigilant Guardian (crédit-photo BE Défense)

Le Chef de la Défense explique pourquoi la fin de Vigilant Guardian est une bonne chose.

Sur le site officiel de la Défense, l’amiral Miche Hofman a publié un texte en réaction à la dernière décision du gouvernement de mettre fin progressivement à l’opération Vigilant Guardian. « Cette décision est une bonne chose, que ce soit clair ! », déclare le CHOD sans ambages.  Les militaires belges pourront désormais se concentrer sur leur tâche principale: « Celle-ci consiste à se préparer au combat dans le spectre de violence le plus élevé », précise-t-il. Ils pourront ainsi mener des entraînements de plus haute échelle de la section au peloton avec différents systèmes d’armes. « Cette capacité gagne en performance lorsque tous ces soldats sont en mesure d’utiliser avec dextérité leur armement, individuel et collectif. L’efficacité du peloton augmente lorsque ces soldats tirent sur la cible visée, avec l’arme appropriée, au bon moment, de façon synchronisée, et sous la coordination du chef de section et du chef de peloton », détaille-t-il. La possibilité de mener de tels entraînements a été mise à mal depuis cinq ans avec une présence moyenne de deux mois dans la rue pour un militaire sur un an.

Les raisons données par le Chef de la Défense ne sont pas en soi nouvelles. En revanche que le canal de diffusion choisi soit le site officielle est une première.

4 commentaires

  1. Malgré toutes les explications fournies par notre Chef de la Défense on ne m’enlèvera pas de l’idée que les missions de l’ Armée Belge ne doivent pas se limiter à l’ étranger et que la protection des citoyens sur place fait bien aussi partie intégrante de ses services à rendre à la Nation et ses citoyens quoiqu’on en dise !
    Bien entendu il faut aussi qu’on lui en donne les moyens . Précisons qu’avant il existait une FORCE de l’ INTÉRIEUR prévue à cet effet . Il n’est point besoin pour cette mission d’avoir à disposition des militaires d’ élite mais tout simplement des soldats formés aux armes légères autrement dit nullement des  » rambos parachutistes  » mais des fantassins tout simplement entraînés à cette mission intérieure .
    LA tâche principale de l’ Armée c’est la protection de ses citoyens aussi bien en Belgique qu’à l’ étranger et les deux font la paire de SA mission .

    • Les missions des armées ont changé aujourd’hui de paradigmes et c’est ainsi. Ce sont les opérations extérieures même si la défense du territoire reste une évidence. De plus, OVG n’est pas une mission militaire mais de police et de sécurité intérieure. C’est plus le rôle d’une gendarmerie. On a d’ailleurs vu les limites puisque les militaires ne pouvaient intervenir en cas de menace directe mais certainement pas pour de la prévention. Les mêmes limites sont remarquées pour l’opération Sentinelle en France et la pertinence interrogée. C’est sans compter ceux qui ont profité de cette main d’œuvre bon marché par rapport à la police. En plus, l’armée n’a plus les effectifs pour assurer cette mission puisqu’elle ne peut déjà plus assurer la garde de ses propres casernes. Une assistance ponctuelle est possible mais pas sur une aussi longue durée sans but précis.

  2. Ce nouveau  » paradigme  » que vous mettez en exergue me parait bien pauvre puisque vous me parlez d’ une Gendarmerie , un Corps qui a été dissous en 2001 et jamais remplacé excepté cette police Fédérale qui a montré ttes. ses limites et qui est réservée à Bruxelles presqu’uniquement .
    L’Arrêté royal du 25 juillet 2014 précise que «« l’engagement du maintien de l’ordre consiste en des opérations par lesquelles, sur tout le territoire national, des militaires sont appelés à assurer ou à restaurer l’ordre public ».

    Quant à l’assistance nationale,
    elle « consiste en des missions sur le plan national et sur le territoire national, à la suite d’une
    décision du ministre de la Défense ou des autorités compétentes pour réquisitionner ».
    Une de ses premières tâches générales seront déterminées par la menace terroriste et numérique
    qui ne vont pas s’éteindre du jour au lendemain . .
    Rappelons qu’en cas de catastrophe sur le territoire national, « l’autorité peut et devrait demander à la Défense un appui en complément de ceux des services d’urgence et de secours (pompiers, police, protection civile,
    intervention médicale), ceci lorsque les moyens civils « sont insuffisants, indisponibles ou inexistants »

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