
Publication du budget et des notes de politique générale pour 2026 – Qu’en est-il du volet Défense ?
L’accord budgétaire pour l’année 2026 n’ayant été bouclé que tardivement, le mécanisme des douzièmes provisoires fut activé pour le premier trimestre de l’année. Les tableaux budgétaires et les notes de politique générale y afférentes ayant finalement été publiées, penchons-nous sur le volet défense. Le ministre de la Défense, Theo Francken (N-VA) présentera et défendra les textes en commission le 25 février prochain.
Crédits d’engagement et de liquidation pour l’année 2026 exprimés en euros
| Crédits d’engagement | Crédits de liquidation | |
| Personnel | 2.311.745.000 | 2.309.887.000 |
| Investissements | 14.124.487.000 | 4.640.561.000 |
| Fonctionnement | 2.766.876.000 | 3.165.370.000 |
| Transferts | 906.341.000 | 651.026.000 |
| Total | 20.109.449.000 | 10.766.844.000 |
Il convient de commencer par une petite précision d’ordre méthodologique. Nous nous intéresserons ici aux crédits d’engagement, ces derniers permettant d’avoir une vision claire des politiques publiques engagées pour l’année 2026. Les crédits d’engagement pour la Défense s’élèvent à 20.1 milliards d’euros. Cette somme, impressionnante au premier abord, est assez logique puisque l’exercice budgétaire actuel est le premier depuis la publication de la Vision stratégique 2025 et de la loi de programmation militaire qui s’y rapporte. Ainsi, de nombreux chantiers seront engagés dès cette année.
De leur côté, les crédits de liquidation correspondent aux factures effectivement payées. Ce sont ces crédits qui sont comptabilisés dans le cadre de la « norme OTAN », en plus des pensions des militaires et de quelques dépenses annexes. Additionnées, ces dépenses représentent « l’effort de défense ». Dans le cadre du dernier Strategic Level Report 2025 pour l’OTAN – validé en Conseil des ministres le 6 février 2026 – le gouvernement confirme « que la Belgique maintient un budget de défense équivalent à 2% du PIB à partir de 2025 jusqu’en 2033« . Précisons : c’est bien l’effort de défense et non le budget stricto sensu qui sera maintenu à 2% du PIB. Quant à une éventuelle révision de la trajectoire budgétaire, elle ne devrait pas intervenir sous cette législature, soit pas avant 2029. Nul ne saurait prédire l’évolution du contexte politique mais à trajectoire actuelle, l’objectif des 3,5% du PIB en effort de défense à horizon 2035 semble illusoire.
Le programme le plus conséquent du budget 2026 concerne le volet des investissements, et plus particulièrement les investissements dans le renouvellement de l’équipement pour lequel 13,03 milliards d’euros de crédits d’engagement sont prévus.
Investissements
Renouvellement de l’équipement
Bien que ce volet soit le plus conséquent, les tableaux budgétaires ne fournissent que quelques informations seulement. Les explications annexes mentionnent les principaux programmes, sans préciser leur ventilation précise : Les principaux dossiers d’engagement sont « le SBAMD (Surface-Based Air Missile Defence), l’acquisition de F-35 supplémentaires, les dossiers d’acquisition dans le cadre de CAMO (Capacité Motorisée) et C-UAS (Counter Unmanned Air System), le DIRCM (Direct Infra Red Counter Measures), ainsi que divers dossiers relevant du domaine des communications opérationnelles ».
Tableau budgétaire disponible dans la justification du budget pour l’année 2026
| Equipement | Crédits d’engagement |
| Achat de véhicules de transport | 3.517.422.000 euros |
| Achat d’autres matériels participant à la formation de capital fixe | 2.178.275.000 euros |
| Investissements de capital – Matériel militaire spécifique | 7.197.388.000 euros |
La note de politique générale pour l’année 2026 fournit des explications supplémentaires quant aux différents programmes, pour chaque dimension capacitaire. En croisant les différents programmes de la Vision stratégique 2025 – pour lesquels les premiers crédits d’engagement sont prévus en 2026 – avec les différentes informations communiquées dans la note de politique générale du ministre, il est possible d’obtenir une vision globale des projets de la Défense pour l’année 2026. Précisons également que les crédits d’engagement indiqués pour chacun des programmes ne sont pas forcément engagés entièrement lors de la première année d’engagement indiquée.
Dimension capacitaire Intelligence-Cyber-Influence
| Programmes de la VS 2025 (1er engagement en 2026) | Engagement 2026-2034 (euros Cst 2026) |
| (Counter-) intelligence and security consolidated development | 290.633.200 |
| Crypto / Cyber capability consolidated development | 489.977.767 |
| Joint Space capability consolidated development | 616.664.033 |
| MQ-9B updates and upgrades | 250.073.705 |
| CIS Services DCN, IT & Digital Transformation (incl. MDO) consolidated development | 294.359.267 |
| CIS Support to new weapon systems consolidated development | 355.670.000 |
La note précise que le développement capacitaire du Service Général du Renseignement et de la Sécurité (SGRS) se poursuivra selon trois axes. Des investissements seront effectués pour de la collecte de données, notamment en sources ouvertes (OSINT) ou pour l’interception de communications (SIGINT). De puissants outils d’analyse et de nouvelles capacités de surveillance, notamment des drones, seront également acquis.
Les capacités de la Force Cyber seront également renforcées, avec l’acquisition de nouveaux toolkits, la création d’un hub d’information sur le cyberespace ou par des investissements pour protéger les systèmes d’armes intégrés. Le texte rappelle également la nécessité de collaborer avec l’Agence spatiale européenne pour l’établissement d’une capacité nationale de production cryptographique. Cette collaboration s’est traduite par la signature d’un accord entre le Cyber Command et l’Agence Spatiale Européenne ce 5 février 2026.
Pour la sous-dimension Influence, « des cellules spécialisées StratCom et d’influence seront opérationnelles et aideront les commandements tactiques à façonner le domaine de l’information ».
Le Space Security Centre sera opérationnel cette année et la Défense acquerra un télescope. Des investissements seront également consentis dans les systèmes de navigation GPS et Galileo. La Belgique signera un nouvel accord de coopération quant à sa participation au programme satellitaire européen IRIS, tandis qu’un volet national sera également développé, le Global coverage All weather Low earth orbit Observation system (GALO). Enfin, d’autres investissements viseront à assurer l’accès des nouveaux systèmes d’armes aux moyens de communications satellites.

Une mise à jour pour l’interopérabilité des systèmes MQ-9B est prévue, tandis que les processus d’armement et d’acquisition du troisième système suivent leur cours (crédits engagés en 2027). La Force aérienne a d’ailleurs réceptionné les deuxièmes et troisièmes drones le lundi 2 février.
Les environnement IT seront renforcés et des passerelles sécurisées d’échange d’informations seront acquises. La planification initiale des centres de données sera lancée en 2026 tandis que les premiers crédits seront engagés à la fin de la législature. La numérisation des véhicules CAMO débutera par l’intégration des radios, des systèmes de navigation et des systèmes de protection électronique et une plateforme logicielle permettra l’échange rapide de données sécurisées. L’inauguration officielle des trois nouveaux centres d’entraînement « destinés à préparer les militaires au système d’information de combat Scorpion » s’est d’ailleurs déroulée à Bourg-Léopold ce 11 février.
Dimension capacitaire Terre
| Programmes de la VS 2025 (1er engagement en 2026) | Engagement 2026-2034 (euros Cst 2026) |
| Command & Control (vehicles, shelters, generators, CIS support) | 892.159.730 |
| C – Combat Manoeuvre (plateforms, mission kits, configuration management, simulators) | 6.003.819.889 |
| CS – Combat Support Fires (Indirect fire systems, MLRS, radar, PLIFS, JTAC equipment) | 417.897.327 |
| CS – Combat Support Force Protection (VSHORAD, EW, CBRN) | 226.743.771 |
| CS – Combat Support Military Engineering (Counter – and mobility assets, construction) | 842.037.342 |
| CSS – Combat Service Support Sustainment (transport, supply & services, recovery) | 1.352.642.411 |
| SO Command & Control (digitalization, radio’s, mobile C² platform, C² batch) | 140.250.000 |
| SO Engagment (engagement and force protection equipment, PLIFS, parachute) | 153.878.595 |
| SO Intelligence (digital surveillance tools, emerging technologies, intell batch) | 33.000.000 |
| SO Sustainment (transport, recovery) | 131.502.200 |
| So Air Task Unit – Light Utility Helicopters (LUH) equipment, updates and upgrades | 62.912.942 |
| Command and Control (territorial and protected vehicules) | 280.969.800 |
| Transport (Trucks, trailers, heavy equipment transport) | 800.972.000 |

La réactivation de la 1e Brigade et de la 7e Brigade – marque le début de la construction d’une seconde brigade motorisée au sein des Forces terrestres. Les quartiers généraux respectifs de ces deux brigades se trouvent à Bourg-Léopold et à Marche-en-Famenne. En 2026 toujours, la transformation se poursuivra, avec l’intégration des véhicules Griffon au Bataillon Libération – 5e de Ligne. D’ici mi-2026, un peloton de défense antiaérienne de très courte portée (VSHORAD) sera opérationnel pour la Brigade Médiane. L’objectif, selon la Vision stratégique 2025, est de finaliser la constitution de cette dernière et de ses moyens d’appui opérationnels lors de la législature actuelle, « afin qu’elle puisse être engageable, notamment dans le cadre de l’OTAN, dès 2030« .
Dans les tableaux présentés dans la proposition de budget pour l’année 2026, nous pouvons constater que l’enveloppe des crédits d’engagement s’élèvent à 3,5 milliards d’euros pour l’achat de véhicules de transport. Au total, la loi de programmation militaire pour la période 2026-2034 projette une enveloppe d’approximativement 6 milliards d’euros pour l’acquisition de véhicules supplémentaires, à laquelle il faut encore ajouter la tranche d’achat de véhicules Griffon et Serval de 1,15 milliards d’euros, dans le cadre du projet d’acquisition présenté en commission des Achats et ventes militaires en décembre dernier.
Le soutien logistique sera approfondi en 2026, avec la création « du noyau d’un bataillon logistique, d’une Movement Control Unit à Charleroi et d’une Movement Control Unit au port d’Anvers ». L’achat de camions légers, moyen et lourds viendra également renforcer cette capacité.

Des investissements sont également prévus pour le Special Operations Regiment (SOR). Tandis qu’un hélicoptère H145M sera livré chaque mois à partir du mois d’avril 2026, des investissements supplémentaires dans du matériel spécifique de soutien sont prévus. La formation des pilotes est actuellement assurée par Airbus Helicopters, tandis que la note rappelle que la Défense prendra le relais dès juillet 2026. La capacité sera militarisée par un consortium composé de la Sabca et de la Sonaca. L’acquisition de divers équipements est mentionnée : des systèmes de défense aérienne portables, des moyens de détection et d’appui feu, ainsi que des ressources pour la mobilité terrestre et maritime (Premier engagements en 2027 selon la Vision stratégique 2025). Enfin, la note dévoile le modèle retenu dans le cadre de l’achat – annoncé fin 2025 – de cinq avions pour la capacité STOL des forces spéciales : le Cessna 408 SkyCourier du groupe américain Textron.
Dimension capacitaire Air
| Programmes de la VS 2025 (1er engagement en 2026) | Engagement 2026-2034 (euros Cst 2026) |
| Air combat multirole aircraft (11EA) including mission equipment | 1.672.258.720 |
| Aircraft Support Equipment, spare parts and configuration updates | 445.104.480 |
| Deployable SAP mission planning facility (DSAP-F) | 20.324.000 |
| Training – European Operational Training Infrastructure (OTI) program | 202.632.173 |
| Training – Update mission training center and readiness enhancement (incl. weapons loadings trainer | 369.414.994 |
| Short/medium range firing units (10 EA) | 2.032.400.000 |
| A400M Directional Infra-Red Counter Measures (DIRCM) and block update | 264.879.353 |
| Light tactical / mediuim range air transport capability | 426.804.000 |
| Alliance Future Surveillance and Control programme (including last update AWACS) | 580.443.033 |
| Airbases CIS (Voice Communication Systems replacement and simulation) | 46.701.201 |
| Air Defence (deployable long range radar/CRC, C² systems replacement and simulation) | 239.104.193 |
| Air surveillance radars capability improvement | 35.322.634 |
| Airbase resiliency improvement and intrusion detection system | 166.032.863 |
| Command, transport, CBRN reconnaissance and liaison vehicles | 78.450.640 |
| SAR helicopters (04EA) | 193.071.489 |
| Airbases Navigational Aids replacement and support material | 20.179.087 |
| Weather observation, forecasting and data distribution systems | 12.194.400 |
L’achat de onze F-35 supplémentaires avec l’équipement de mission sera officialisé et des investissements seront également consentis pour garantir « la capacité de déploiement, la formation et la readiness ». L’appel à geler temporairement les nouvelles acquisitions américaines, lancé par Denis Ducarme (MR), ne trouve actuellement pas de relais. Sa déclaration s’inscrivait dans le contexte des déclarations annexionnistes du Président des États-Unis vis-à-vis du Groenland. Dans la foulée, Georges-Louis Bouchez, président du même parti, clarifiait la position de son parti, déclarant que « si nous achetons des F-35, c’est parce qu’il n’existe aucun avion européen aussi performant« . Dans une interview accordée à Breaking Defense, en marge de la Conférence de Munich sur la Sécurité, le ministre de la Défense a confirmé sa volonté de signer le contrat pour la tranche de 11 F-35A supplémentaires dès cette année.

Un Memorandum of Understanding devrait être conclu avec les Pays-Bas dès le premier trimestre 2026 en vue d’acquérir dix systèmes NASAMS, pour 2 milliards d’euros, via le contrat néerlandais. Ce MoU devrait également comprendre un volet pour l’acquisition de systèmes Skyranger.
Concernant le segment supérieur, les différentes options seront « étudiées plus en détail ». Lors de la commission défense du 10 décembre 2025, le ministre annonçait qu’une étude avait été commandée à la Force aérienne, un choix devant être fait entre le système américain Patriot ou le système européen SAMP/T. Cette dernière devrait être disponible d’ici l’été. L’engagement des crédits est prévu pour 2029, soit en fin de législature.
La capacité A400M devrait être pleinement opérationnelle cette année, tandis que le contrat DIRCM – pour protéger les appareils contre les missiles à guidage infrarouge – sera établi. Les premières mesures seront prises pour l’agrandissement de la flotte blanche.
Le second appareil de ravitaillement en vol (Airbus A330 MRTT) sera livré mi-2026, tandis que des investissements sont prévus pour la mise à jour de la flotte internationale d’AWACS.
La procédure d’acquisition pour quatre hélicoptères Search and Rescue a été lancée via l’Agence de soutien et d’acquisition de l’OTAN (NSPA). Selon la Vision stratégique 2025, les crédits devraient être engagés dès cette année. La NSPA procèdera à l’appel d’offre.
La protection de l’espace aérien sera renforcée, par des investissements dans le réseau de radars de surveillance ou dans la capacité Air Command and Control, notamment par l’acquisition d’un simulateur pour le Control & Reporting Centre. Le Centre national de sécurité de l’espace aérien (NASC), annoncé comme devant être opérationnel dès le début de cette année, sera encore renforcé.
Dimension capacitaire Maritime
| Programmes de la VS 2025 (1er engagement en 2026) | Engagement 2026-2034 (euros Cst 2026) |
| Anti-Submarine Warfare Frigate (3rd ASWF) | 1.270.250.000 |
| Mine Counter Measures (MCM) Toolboxes | 656.987.786 |
| Mine Counter Measures Vessels (MCMV) updates, upgrades and additional material | 211.877.700 |
| Coastal Patrols Vessels (CPV) updates and upgrades | 94.755.105 |
| Seaward and Landward sensors, effectors and protection | 64.087.679 |

L’engagement budgétaire pour la troisième frégate est « en principe prévue cette année ». Lors de la commission défense du 12 décembre dernier, le ministre rappelait que le calendrier de construction des frégates ASW avait pris du retard et indiquait que « Damen Naval communiquera un calendrier de livraison actualisé d’ici fin mars 2026 ». Quant à l’achat d’une troisième frégate, le ministre précisait que les offres de Damen Naval et Thales Nederland sont attendues au deuxième trimestre de cette année.
Le second chasseur de mines – le BNS Tournai – sera livré en 2026, tandis que des investissements sont prévus pour renforcer leurs capacités de lutte contre les mines (toolbox).
Dimension capacitaire Commandement et Appui opérationnel
| Programmes de la VS 2025 (1er engagement en 2026) | Engagement 2026-2034 (euros Cst 2026) |
| Deployable medical treatment facilities | 97.995.731 |
| MEDEVAC Ground (soft skin and armoured vehicles) | 399.331.260 |
| Medical Logistic equipment and vehicles | 151.150.800 |
| Medical support equipment | 90.487.793 |
| CBRN equipment and decontamination means | 52.389.697 |
| C-UAS capability consolidated development | 368.880.600 |
| Joint Force Protection – Camouflage equipment | 51.292.814 |
| Joint Force Protection – Entry Control Point | 6.119.560 |
| Homeland and territorial reserve – vehicles (incl. AAA VSHORAD) and handling systems | 466.180.037 |
| Soldier armament and optronics | 305.449.330 |
| Wall tents replacement | 22.629.888 |
| Unmanned systems consolidated development | 367.017.567 |
| Airbase operating location regeneration | 21.299.552 |
Au niveau de l’appui médical, la note mentionne des investissements supplémentaires pour la transformation du Rôle 2 Forward, antenne chirurgicale mobile du Service Médical. « L’achat prévu d’ambulances Griffon et Serval » et « l’acquisition prévue de différents types de camions » sont également mentionnés. La Vision stratégique 2025 mentionne bien l’engagement de crédits pour des véhicules médicaux blindés ainsi que des véhicules médicaux logistiques pour l’année 2026.
Des investissements sont prévus pour l’Hôpital militaire Reine Astrid ainsi que pour le site médical de Nivelles. La note évoque également la mise en place de cours de pathologie de crise dans les cursus de médecine, après concertation avec le SPF Santé publique.
La note rappelle le plan d’action accéléré contre les drones (C-UAS), mis en place à la fin de l’année dernière. Un partenariat innovant sera lancé en 2026 avec un consortium d’entreprises, via un accord-cadre, « pour mettre à disposition et faire évoluer une capacité de lutte contre des drones avec une large gamme de capteurs et d’effecteurs » (commission défense du 12 décembre 2025).
Un plan corollaire au plan C-UAS sera mis en place, à travers un partenariat innovant avec l’industrie de défense « afin de pouvoir intégrer les systèmes disponibles et les évolutions technologiques rapides ». Ce volet fait écho au troisième objectif stratégique de la Défense : « Anticiper la guerre du futur », tel que défini dans la Vision stratégique 2025.
L’acquisition d’armements individuels – dans le cadre du partenariat avec la FN Herstal – continuera en 2026, avec l’achat d’appareils infrarouges clip-on et d’optiques nocturnes. L’acquisition de véhicules de liaison et de transport pour la réserve territoriale est également prévue.
Des véhicules de reconnaissance CBRN et des détecteurs chimiques à longue portée seront achetés, tandis que l’acquisition de filets de camouflage multispectraux est également prévue.
Concernant le volet « mobilité militaire », le ministre déclare accorder la priorité au dossier d’achat de wagons ferroviaires à plateau bas spécifiques, pour un lancement en 2027. Les premiers achats de matériel pour la base de Coxyde, nœud d’accueil et de transit pour nos Alliés, seront prévus.
Renouvellement de l’infrastructure
| Achat de terrains et des bâtiments | 450.000 euros |
| Construction de bâtiments | 588.755.000 euros |
Un nouveau Plan des Quartiers sera présenté dès cette année. Il présentera l’affectation des différents quartiers militaires et les remises en service à venir.
Concernant les près de 590 millions d’euros engagés cette année, le texte budgétaire mentionne plusieurs projets d’infrastructure : les installations permettant d’exploiter la flotte d’hélicoptères légers LUH (Les H145M) qui seront livrés à partir de cette année, l’adaptation des quais pour les nouveaux navires de la Marine à Zeebrugge, la deuxième phase des travaux d’infrastructure pour mettre en œuvre les capacités CAMO et A400M.
Personnel
La montée en puissance de la Défense – telle que définie par l’accord de gouvernement, puis par la Vision stratégique 2025 et la loi de programmation qui s’y rapporte – implique un important volet consacré au personnel.
| Personnel | 2025 | 2026 | |
| Crédits d’engagement | 2.066.923.000 | 2.311.745.000 | +11,84% |
L’ambition pour l’année 2026 est de procéder au recrutement de 2800 militaires (2500 en 2025), tandis que 2343 départs sont prévus dont 932 qui prendront leur pension (971 en 2025). Le ministre indique également l’ouverture de 960 postes pour des civils (contrats Rosetta inclus) et de 1050 postes pour des réservistes, dont 500 dans le cadre du service militaire volontaire.
La lutte contre l’attrition dans les phase de recrutement et de formation reste « un point d’attention majeur ». La Direction Générale des Ressources Humaines établit actuellement un plan d’action globale afin d’assurer le suivi des actions en cours et de lancer de nouvelles initiatives. La note indique que sa mise en œuvre sera une priorité pour 2026.
Suite à la réforme des pensions à venir et à la fin du régime dit « préférentiel » pour les militaires, un accord social fut négocié avec les partenaires sociaux, jusqu’à la signature de la dernière version par l’ACMP-CGPM, un des quatre syndicats militaires. Les différentes mesures devront encore être traduites dans des textes règlementaires et l’objectif est « de compléter le processus d’approbation en 2026 ».
L’accroissement du volume de recrutement nécessite également d’accroître la capacité de formation. Dans sa note de politique générale, le ministre précise qu’à partir de 2026 ces dernières seront élargies « pour les officiers de l’Ecole Royale Militaire et pour les sous-officiers du Campus Tournai ». Le Centre d’Instruction de Base et d’Ecolage Sud (CIBE Sud) et son équivalent du Nord (Centrum Basisopleiding en Scholing Noord, CBOS-N) élargiront également leurs capacités, tandis qu’un nouveau Centre de formation militaire et de recrutement (CFmnR) ouvrira à Bruges.
Comme annoncé dans l’accord de gouvernement et dans la Vision stratégique, la réserve opérationnelle sera divisée en trois piliers : une réserve de combat, une réserve spécialisée et une réserve territoriale. Le statut de la réserve sera révisé en profondeur. Dès 2026, la section d’état-major Partnership & Engagement – par l’intermédiaire de son nouveau service Employer Engagement & Support Initiative – travaillera sur le renforcement du cadre juridique pour certaines initiatives. On pense notamment au renforcement de certains incitants pour les employeurs qui soutiennent les réservistes. Les limites d’âge pour intégrer la réserve devraient également être abolies.
L’année 2026 sera également celle de l’introduction du service militaire volontaire. Les 500 premiers candidats devraient démarrer leur service en septembre 2026. Du côté du personnel civil, un cadre règlementaire sera élaboré à partir de 2026 pour clarifier leur statut. La note de politique générale évoque la nécessité de rendre les civils également disponibles en cas de crise ou de conflit.
Fonctionnement
| Crédits d’engagement (euros) | |
| Subsistance | 838.323.000 |
| Mise en condition opérationnelle | 1.357.583.000 |
| Mise en oeuvre | 545.975.000 |
Le volet « fonctionnement » de la proposition de budget pour 2026 prévoit 2,76 milliards d’euros de crédits d’engagement. Intéressons-nous de plus près au programme de « mise en condition opérationnelle » (1,36 milliards d’euros), visant « à préparer et maintenir les systèmes d’armes dans les théâtres d’opérations ».
Fonctionnement – Mise en condition opérationnelle
| Frais divers de fonctionnement | Crédits d’engagement (euros) |
| Matériel roulant | 236.160.000 |
| Matériel volant | 525.432.000 |
| Matériel navigant | 360.459.000 |
| Système d’armes autres | 239.597.000 |
| Total | 1.361.648.000 |
Conformément au Plan des opérations 2026 approuvé par le Conseil des ministres le 12 décembre dernier, l’action de la Défense « s’articule autour de trois piliers stratégiques : la Défense collective à l’Est, la sécurité collective au Sud et le renforcement de la sécurité sur le territoire ». Nous ne reviendrons pas sur le détail des opérations dans le cadre de cet article.
Frais divers de fonctionnement détaillés
| Crédits d’engagement (euros) | Entretien | Carburants, lubrifiants, etc. | Munitions | Autres | Total |
| Matériel roulant | 111.740.000 | 16.359.000 | 108.061.000 | / | 236.160.000 |
| Matériel volant | 404.930.000 | 77.336.000 | 43.166.000 | / | 525.432.000 |
| Matériel navigant | 39.337.000 | 6.683.000 | 314.439.000 | / | 360.459.000 |
| Système d’armes autres | 148.142.000 | / | / | 91.455.000 | 239.597.000 |
| Total | 604.149.000 | 100.378.000 | 465.666.000 | 91.455.000 | 1.361.648.000 |
Le mise en condition opérationnelle de la Force terrestre passera en 2026 par l’entraînement fonctionnel et par l’entraînement spécifique aux théâtres d’opérations. Comme le rappelle le texte budgétaire, l’année 2026 est « une année charnière dans le cadre de la transformation des capacités motorisées ». Les unités qui sont actuellement dans cette phase de transformation « devront acquérir de l’expérience dans l’utilisation des structures unitaires françaises, ainsi que la doctrine et les procédures qui leur sont associées ».
Concernant la Force Aérienne, le plan de vol pour l’année 2026 indique une mise en œuvre progressive de la capacité F-35. Les quatre premiers exemplaires ont été livrés l’année passée, tandis que huit appareils d’entraînement sont aux États-Unis. Dans le même temps, on constate une baisse assez substantielle des heures de vol sur F-16. La dynamique n’a rien d’illogique : l’heure de vol coût plus cher sur F-35 mais comme l’indiquait l’ancienne ministre de la Défense, Ludivine Dedonder (PS), en réponse à une question écrite (QO2019202004162), « environ 36 % du nombre total d’heures de formation [sur F-35] sera ainsi effectué sur simulateur » contre moins de 10% pour la formation sur F-16.
| Capacités | Heures de vol par an | |
| 2025 | 2026 | |
| F-16 | 9000 (+ engagements opérationnels) | 6800 (+ engagements opérationnels) |
| F-35 | 2258 | 3352 |
| NH90 | 1350 | 1300 |
| H145 | / | 2100 |
| A109 | 2100 | 1750 |
| « Flotte blanche » | 1640 | 1640 |
| A400M | 4000 | 4000 |
| MRTT | 1000 | 1000 |
| MQ-9B | 3700 | 3700 |
| Marchetti | 3200 | 3000 |
| Remorquage des planeurs des Cadets de l’Air | 800 | 850 |
870 jours de navigation sont prévus en 2026 pour les capacités de la Marine. Cycle maintenance-formation-opérationnalité oblige, la disponibilité opérationnelle des frégates sera assez limitée en 2026. Cet indicateur est assez révélateur de la pertinence d’une troisième frégate, pour laquelle les crédits devrait être « en principe » engagés cette année.
| Capacités | Jours de navigation | |
| 2025 | 2026 | |
| Frégates | 150 | 129 |
| Chasseurs de mines | 460 | 441 |
| Patrouilleurs | 262 | 300 |
Munitions
| Crédits d’engagement (en euros) | Crédits de liquidation (en euros) | |
| Matériel roulant | 108.061.000 | 171.083.000 |
| Matériel volant | 43.166.000 | 344.152.000 |
| Matériel navigant | 314.439.000 | 330.157.000 |
| Total | 465.666.000 | 845.392.000 |
L’effort en engagement pour des munitions pour le matériel roulant et volant diminue fortement par rapport à 2025, des « efforts considérables » (2,3 milliards d’euros en engagement en 2025 selon une communication du ministre) ayant déjà été consentis l’année passée pour l’achat de différents types de munitions dans le cadre de l’Ammunition Readiness Plan 2025.
Transfert – Recherche scientifique
Ce programme implique un montant de 625.106.000 euros en crédits d’engagement, alloués à des travaux de recherche scientifique et technologique de la Défense et à l’opérationnalisation de la Stratégie de Défense, d’Industrie et de Recherche belge (DIRS). Le budget pour la DIRS se monte à 3% du budget de la Défense, « augmenté des montants annuels complémentaires repris à l’annexe IV de la loi du 12 décembre 2025 » (35 millions d’euros en 2026).
L’augmentation du budget pour l’année 2026 se justifie par une augmentation du nombre d’études menées au sein de la Défense et par une augmentation des moyens débloqués au bénéfice d’études dans le domaine de la défense, pilotées par des universités, des instituts de recherche ou des industries. Ces montants serviront également à soutenir les engagements pris par la Belgique dans le cadre de la coopération structurée permanente de l’Union européenne ou pour financer des projets dans le cadre de l’Accélérateur d’innovation de l’OTAN (DIANA) et des projets soutenus dans le cadre du Fonds européen de défense.
Selon la note, l’accélération de la DIRS passera par la création de l’Organisation pour l’innovation de défense et l’industrie de défense (ODIN), via une initiative législative. « Organisation de droit public dotée de son propre mandat« , ODIN constituerait le point central pour l’innovation de défense, ainsi que pour le renforcement et l’internationalisation des écosystèmes du secteur. L’organisation s’intégrera dans un cadre de coopération avec les entités fédérées.
L’IRSD organise un appel DEFRAvia BELSPO, pour soutenir des projets de recherche dans le secteur de la défense. Le budget s’élève à 26 millions d’euros. Les ébauches de projets doivent être déposées avant ce 19 février. La note de politique mentionne également des partenariats structurels qui devrait être conclu dès cette année avec des instituts de recherche.

La Belgique – Etat observateur au sein du projet de Système de combat aérien du futur (SCAF) – scrute toujours l’évolution des querelles industrielles entre Dassault Aviation et Airbus. Une enveloppe de 300 millions d’euros pour soutenir la participation des industries belges à la phase de développement devait encore être engagée. En septembre dernier, le ministre de la Défense rappelait que la participation au SCAF restait l’option privilégiée mais qu’en « cas d’interruption de ce programme en raison d’un désaccord entre l’Allemagne et la France, nous examinerons nos options« .
Contexte stratégique et défis pour l’avenir
La note de politique générale commence, à raison, par un rappel du contexte sécuritaire dans lequel évolue la Défense . Le fil rouge est clair : la Russie constitue la menace première. « Le risque de conflit n’a fait qu’augmenter […] la Russie mène également des attaques hybrides de plus en plus intenses contre l’Europe« . Le document rappelle que notre défense passe donc par un soutien à l’Ukraine. Le ministre mentionne également d’autres menaces géopolitiques : les ambitions de la Chine, le programme nucléaire iranien, les tensions entre l’Inde et le Pakistan ou encore la ceinture d’instabilité autour de l’Europe : à savoir le Moyen-Orient et l’Afrique.
En revanche, le texte semble assez discret quant au changement de paradigme à l’œuvre dans la relation avec les États-Unis. Concernant les événements récents autour du Groenland, le ministre affirme seulement que « les déclarations de l’administration Trump concernant le Groenland et la menace renouvelée de droits de douane mettent les relations transatlantiques sous pression, comme jamais auparavant« . Les causes de cette communication minimaliste peuvent être multiples, mais cette approche révèle une forme de business as usual. La relation transatlantique serait sous pression mais comme le déclarait le ministre le 7 janvier 2026 en commission : « les États-Unis restent malgré tout un allié stratégique de l’Europe« . Il ajoutait également que « nous avons déjà eu des crises par le passé et [que] nous parviendrons également à résoudre celle-ci par le dialogue« . Ces déclarations laissent supposer que le changement de paradigme dans notre relation aux États-Unis soit sous-diagnostiqué. Bien que les tensions soient redescendues, temporairement du moins, la perspective d’un affrontement entre des troupes américaines et des troupes européennes au Groenland a bien existé, ce qui marque une différence fondamentale entre cette crise et les crises passées. D’autant plus que la stratégie nationale de sécurité américaine affiche ouvertement un projet d’ingérence dans les affaires européennes, par la promotion des « partis européens patriotes ».
La note rappelle également les trois objectifs stratégiques qui structurent l’action de la Défense pour faire face à cet environnement sécuritaire : la préparation à un conflit de haute intensité, la défense du territoire national et l’anticipation du combat du futur.
Fil directeur de la Vision stratégique 2025

Défense du territoire national
Pour renforcer la résilience nationale, la mise en place des trois plans complémentaires annoncés dans l’accord de gouvernement poursuit son chemin. Le plan national de défense et le plan d’enablement sont élaborés par la Défense, tandis que le plan national de résilience est préparé par le Centre de Crise National (NCCN). Un première version du Plan national de défense était disponible fin 2025. Elle devra faire l’objet d’un accord politique. La gestion opérationnelle du plan revient à l’interfederal coordination and implemeting office, fraîchement créé. L’organe devrait être complet d’ici mi-2026. Concernant le Plan national d’enablement, le travail s’effectue via une concertation interdépartementale préexistante. Le 13 novembre 2025, la Belgique rejoignait officiellement la Central Northern European Military Area (CNE MMA), instaurant un corridor facilitant la mobilité militaire. En 2026, un accord technique sera conclu avec l’OTAN pour définir « les exigences minimales pour la Belgique en tant que nation hôte, nation d’accueil et nation de transit ». L’ambition est de disposer d’un projet de plan d’ici la fin de l’année.
Le protocole d’accord signé entre le ministre de la Défense et le ministre de l’Intérieur, Bernard Quintin (MR) en juin dernier a permis le déploiement de militaires sur plusieurs sites nucléaires. Le projet de déploiement de militaires dans les rues de Bruxelles et d’Anvers, prêt depuis mi-novembre, est toujours suspendu à un marchandage politique au sein du conseil des ministres. Comme le rappelle le ministre de l’Intérieur dans Le Soir, « ces militaires en rue, je peux vous dire que ça n’a pas été une négociation facile avec la Défense. On a dû négocier pendant des semaines, des mois« . En effet, l’absence de cadre légal implique que les militaires n’ont le droit d’agir que dans le cadre de la légitime défense. En dehors de ce cadre strict, les policiers sont les seuls légalement compétents. Les premiers textes du nouveau Code de la Défense (Codex), instaurant ce cadre légal, sont attendus pour le mois d’avril au plus tôt. Un autre élément d’attention de l’état-major est l’impact sur la préparation des militaires à des tâches tactiques complexes. Certes, ces déploiements devraient être assurés, à terme, par la réserve territoriale mais celle-ci n’existe pas encore. En pleine remontée en puissance de la Défense, ces inquiétudes ne semblent pas incohérentes.
Défense collective et préparation à la haute intensité
Fil rouge des différents textes stratégiques déposés par le ministre, le retour à la défense collective comme mission centrale de la Défense est une conséquence logique du retour de la guerre de haute intensité sur le territoire européen. Les missions de projection – ou « guerres de choix » – auxquelles fait référence la sécurité collective laissent place à la « guerre de nécessité », bien qu’elles ne soient pas totalement abandonnées. Dans ce contexte, l’opérationnalisation de la brigade motorisée médiane devrait être finalisée pour 2030. Comme le mentionne le général-major Jean-Pol Baugnée – commandant de la Force terrestre – lors d’une interview accordée à la chaîne Youtube de Xavier Tytelman, « j’ai complètement réorienté l’entraînement de mes unités vers le combat de haute intensité » . Cependant, la suite de l’interview est également intéressante, le général-major insistant sur le fait que l’armée belge soit petite et « qu’il fallait acquérir du matériel que nous pouvions engager dans tous les types de scenario et pas uniquement dans le cadre de l’article 5 de l’OTAN. C’est pour ça que nous avons choisi une capacité motorisée, qui reste très relevante et même décisive dans des opérations que nous pourrions mener au Sahel par exemple. […] Nous sommes concentrés sur l’Ukraine, et pas assez sur l’Afrique. Nous ne sommes plus très présents en Afrique mais je suis persuadé que tôt ou tard, nous allons devoir y retourner« .
Bien que la déclaration du commandant de la Force Terrestre fasse allusion à une décision prise en 2018, la sortie peut également être lue à la lumière des limites du segment médian en contexte de haute intensité. Moins de deux mois après cette interview, le ministre de la Défense annonçait également un recentrage sur le continent africain. Les inquiétudes quant au flanc-sud sont légitimes, mais il est difficile de ne pas y voir une certaine forme de recalibrage du narratif, à la lumière des limites de ces capacités.
En fin de compte, ces limites sont assez révélatrices de l’erreur collective et partagée par tous, qui a consisté à consacrer beaucoup moins de moyens aux forces armées depuis la fin de la Guerre Froide. Moins pardonnable est le manque de sens de l’urgence des gouvernements belges successifs depuis l’invasion de la Crimée en 2014. En une décennie, le déficit d’investissement dans le département se compte en dizaines de milliards d’euros. Ces insuffisances passées ont provoqué une dissonance temporelle entre une certaine forme de reconnaissance de l’urgence sous le gouvernement Arizona et le format actuel des forces armées. Les efforts du gouvernement actuel sont à noter mais, il n’existe actuellement pas de trajectoire de croissance de l’effort de défense au-delà des 2% du PIB avant 2033. Les dernières déclarations du Premier ministre quant à la nécessité de réaliser 3 à 4 milliards d’euros d’économies supplémentaires n’augurent, à priori, pas de changement sur cette ligne lors de la législature en cours.
Justification du budget de la Défense pour 2026 : https://www.lachambre.be/FLWB/PDF/56/1281/56K1281008.pdf
Note de politique générale 2026 : https://www.lachambre.be/FLWB/PDF/56/1282/56K1282022.pdf
