Arrivée des premiers éléments belges en Jordanie pour préparer le déploiement des F-16

Un détachement de 60 hommes prépare l’arrivée des F-16 à la fin du mois de septembre (crédit-photo Composante Air)

Les premiers éléments belges sont arrivés en Jordanie pour préparer le déploiement des F-16.

Un détachement d’une soixante de militaires belges, composés du Field Accomodation Unit (FAU), d’éléments du Génie et de la Composante Air, sont arrivés en Jordanie cette semaine. Il va préparer le déploiement des 4 F-16 qui seront appuyés par un détachement d’une centaine d’hommes dans le cadre de l’opération Desert Falcon. Le matériel a quitté la Belgique au mois d’août par voie maritime. Les militaires belges seront accueillis dans le camp allemand Sonic. 

Le gouvernement allemand vient juste de prolonger la participation de l’armée allemande à la coalition anti-EI mais en baissant la contribution maximum de 700 à 500 militaires. Depuis la base d’Al Azraq en Jordanie, l’armée allemande effectue des missions de ravitaillement en vol via un A400M ainsi que des missions de transport aérien. Ils sont une centaine de militaires allemands sur cette base.

Ce n’est pas la première fois que la Belgique coopère sur le terrain avec l’armée allemande. C’est notamment le cas au sein de la Minusma, la mission de l’ONU au Mali. De mars à juin 2018, la Belgique a déployé 2 HN-90 au Mali au sein d’un contingent allemand. Depuis novembre 2018, un détachement multisensor de 50 hommes du bataillon de Chasseurs à Cheval est intégré au sein d’une unité allemande.  En Afghanistan, la Belgique est amenée aussi à coopérer avec l’Allemagne qui est la nation-cadre du “Train, Advise, Assist Command – North” (TAAC-N) de l’opération Resolute Support de l’OTAN à Mazar-E-Sharif.

Les F-16 évolueront principalement au-dessus de l’Irak et pour une petite partie dans le nord-est de la Syrie. Leurs missions seront en majorité des missions de protection, à savoir des avions en stand-by en l’air pour venir en aide aux troupes terrestres de la coalition.

Leur mission débutera en octobre pour se terminer en septembre 2021. Le coût total est de 24 millions d’euros, dont un peu moins de 8 millions d’euros pour 2020.

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