Les nouvelles frégates belges auront moins de missiles

Les nouvelles frégates belges auront moins de missiles que les frégates néerlandaises (crédit-photo NL Defensie)

Les nouvelles frégates belges auront moins de missiles.

Alors que nous vous annoncions récemment que les chasseurs de mines allaient voir une augmentation de leur capacité de combat avec l’installation de canons de 40mm sur la nouvelle classe de navires, nous apprenons que les nouvelles frégates belges seront-elles moins dotées en missile que prévu.

En effet, lors d’une séance de la Commission Défense, la Ministre de la Défense Ludivine Dedonder a communiqué plusieurs informations sur les nouvelles frégates. Dans le cadre de la phase de préconception, un accord a été conclu fin novembre 2020 entre le bureau belgo-néerlandais en charge du projet et le constructeur Damen. Les nouvelles frégates feront 133 mètres de long et auront un déplacement de 5700 tonnes, soit 10 mètres et 2400 tonnes de plus que les actuelles frégate de classe M. Tous les contrats doivent encore être signés (si ce n’est celui pour le système de conduite de tir AWWS de Thales) et toutes les décisions concernant cette classe de navires seront prises d’un commun accord entre les deux pays, ce qui n’exclut pas certains « compromis ».

On le comprend plus tard dans la déclaration de la Ministre lorsqu’elle explique que les frégates « offriront la place nécessaire pour l’installation de deux systèmes de lancement vertical (VLS) à bord […] Pour la Belgique, la mention « provisions for » est indiquée pour un des VLS ». Cela signifie donc que la Belgique a fait le choix de n’installer dans un premier temps qu’un seul système VLS Mk 41 là où les Néerlandais en installeront deux. Ce choix fait passer le nombre de tubes de lancement vertical de 16 à 8.

Actuellement les frégates de classe M emportent 16 missiles RIM-7 Sea Sparrow mais les nouvelles frégates devraient être équipées de missiles RIM-162 ESSM (Evolved Sea Sparrow Missile) qui peuvent être embarqués en configuration quadpack permettant d’en avoir 4 par tubes de lancement et faisant passer l’emport à 32 missiles. La Ministre poursuit en précisant que « pour la Belgique, les systèmes mentionnés en « provisions for » pourront être installés par la suite ».

Les frégates seront également capables d’emporter deux drones de surfaces (ou probablement deux RHIB).

La Ministre termine que le projet suscite un intérêt à l’étranger, laissant entrevoir la possibilité d’une exportation de ce type de frégate. Le Portugal pourrait être un acheteur potentiel vu qu’il est également un utilisateur de frégate de classe-M (deux exemplaires achetés). 

4 commentaires

  1. Moins de missiles, cela signifie se limiter à une composante marine qui ne fait que des missions littorales, plus facilement absorbable par la Koninklijke Marine dont la direction tend vers la fusion.

    « Ce qui revient à dire qu’un renoncement belge sur la question des frégates, de leurs capacités ASM et des ambitions dans la défense anti-missile balistique de territoire, reviendrait à abandonner les capacités navales dites « haut du spectre » et donc à réduire la Composante Marine à une force côtière qui serait, oui, facilement assimilable par les Pays-Bas. »
    https://lefauteuildecolbert.blogspot.com/2021/03/composante-marine-lenjeu-des-capacites_14.html

    Dans la partie guerres des mines, très bel article « D’en avant garde »:
    https://defencebelgium.com/2021/03/13/point-de-situation-sur-les-nouveaux-chasseurs-de-mines/

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