Le CD&V souhaite mettre en place un organe de concertation interfédéral pour renforcer l’innovation et l’industrie de défense

Les initiatives politiques se multiplient pour renforcer l’industrie de Défense et l’innovation (crédit-photo Gert-Jan D’haene/BE Défense)

A travers sa proposition de résolution du 14 novembre 2023, le CD&V – par l’intermédiaire de Wouter Beke – souhaite instaurer une structure de concertation interfédéral chargée des questions de défense « dans les domaines de l’innovation en matière de défense et de l’industrie de la défense ».

L’objectif est d’y associer les Régions afin de renforcer la participation des PME et des start-up de défense et de sécurité, en leur fournissant un meilleur accès à l’information quant aux opportunités disponibles en la matière. Le texte souligne la proximité des cabinets, des agences et des département de l’Economie des Régions avec les start-up et les PME des secteurs de haute technologie et de défense. En effet, les compétences de la recherche, du développement et de l’innovation leur sont dévolues.

L’auteur déclare que son texte s’inscrit dans l’évolution du contexte sécuritaire international. Le déclenchement de la guerre en Ukraine force les Alliés à concrétiser leurs ambitions en matière de défense, ce qui nécessite – notamment – de palier les manquements concernant les capacités de production des industries. C’est également dans ce contexte que divers plans, programmes et instruments internationaux destinés à soutenir les industries européennes de défense ont émergé ou ont été renforcés, comme le Defence Production Action Plan de l’OTAN, l’Accélérateur d’innovation de défense pour l’Atlantique Nord (DIANA) ou encore certains programmes financés par le Fonds européens de défense (FED).

En Belgique, une stratégie en matière de défense, d’industrie et de recherche (DIRS Defence, Industry and Research Strategy) a été dévoilée en octobre 2022. Elle s’inscrit dans le fil des ambitions européennes et belges d’autonomie stratégique, en mettant l’emphase sur le développement et la consolidation d’une base industrielle technologique de défense belge solide. Son efficacité repose sur une approche « triple hélice » d’interactions entre le monde de la défense, de l’industrie et académique.

L’initiative se veut complémentaire à la DIRS et embrasse également cette approche. L’auteur souhaite la création d’un organe de concertation se réunissant régulièrement et constitué d’une structure permanente de concertation, intégrant le cabinet de la Défense et les cabinets fédéraux et régionaux de l’Economie ; le SPF Economie, les agences et départements administratifs ayant compétence en matière d’innovation et d’économie ; l’Institut royal supérieur de défense (IRSD) et le directeur national de l’armement (NAD).

La proposition de résolution – juridiquement non-contraignante – devrait être présentée et discutée en Commission défense nationale à la Chambre. Aucun calendrier n’est encore disponible.

3 commentaires

  1. Comme écrit plus haut, je pense effectivement qu’il s’agit d’ajouter une pincée de communautaire dans les futurs débats sur l’attribution des marchés de Défense.

    Quand on voit comment certains politiques flamands se pincent le nez à l’évocation du méga-contrat attribué hier à la FN, alors que l’implantation flamande produira des munitions de petit calibre pour 20 ans …

    Pas vu les mêmes comportements quand on a attribué le marché infra du F-35 à une entreprise flamanade, idem pour le cyber.

    Sans parler du marché des chasseurs de mines, où les Francophones auront des miettes.

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