Un deuxième marin de la frégate Léopold Ier a été testé positif au coronavirus

Un deuxième cas a été découvert parmi l’équipage de la frégate Léopold Ier (crédit-photo Jorn Urbain/BE Défense)

Un deuxième marin de la frégate Léopold Ier a été testé positif au coronavirus.

En réponse écrite à la question orale du député N-VA Peter Buysrogge lors de la commission de la Défense de ce mercredi, le ministre de la Défense Philippe Goffin a indiqué qu’un deuxième marin de la frégate Léopold Ier avait été testé positif au coronavirus sans toutefois présenter des symptômes. Ce cas a été découvert après le retour de la frégate dans son port d’attache à Zeebrugges lors d’une visite à l’hôpital pour d’autres raisons. « Il n’a pas été possible de déterminer avec certitude si ce membre d’équipage avait été contaminé en Espagne », a expliqué le ministre. Brest pourrait être une autre piste même s’il semble qu’à ce moment, la Marine avait déjà pris des mesures stricts. « Par ailleurs, des externes qui visitaient la frégate dans le port dans le cadre d’une mission essential task ont reçu un masque buccal », a aussi précisé le ministre. D’autres cas n’ont pas été révélés pour l’instant depuis le retour de la frégate en Belgique. Tous les hommes se portent bien, a indiqué le ministre.

Sur les 150 hommes d’équipage, 19 ont choisi d’être mis en quarantaine dans les locaux de l’Ecole Royale Militaire, où logent aussi les militaires de l’opération Vigilant Guardian, à Bruxelles. Cette option d’une quarantaine dans un quartier militaire était proposée aux militaires dont un proche faisait partie des groupes à risque. « L’hébergement à l’ERM se prête idéalement à une mise en quarantaine parce que chaque membre de l’équipage a pu se loger en chambre individuelle, pourvue des équipements sanitaires standard mais pas, toutefois, de machine à laver. Le commandement de bord n’a pas donné d’instructions concernant le lavage de vêtements. La restauration et la fourniture de boissons dans les chambres ont été assurées par les services logistiques de l’ERM. Des vêtements et du gel de lavage peuvent être trouvés en ligne ou via des achats groupés ou apportés au local de garde par la famille, qui dispose d’une attestation de déplacement national. Un médecin et un conseiller moral sont également présents à l’ERM », a détaillé le ministre. Le syndicat SLFP-Défense avait en effet dénoncé le fait que les militaires, mis en quarantaine, n’avait pas la possibilité de laver leur linge, devant le faire sous la douche, et que les repas étaient payants.

Un navire de la Marine est actuellement en mission en mer. Il s’agit du chasseur de mines Bellis avec 34 hommes d’équipage, qui est intégré au sein de la flotte de déminage de l’OTAN. » Aucun symptôme n’a été constaté à bord. Les visites portuaires se limitent à un arrêt logistique, avec interdiction de passagers. Toutes les mesures de précaution en vigueur sont appliquées de manière maximale à bord en vue de protéger l’équipage », a indiqué le ministre. Le chasseur de mines Bellis a quitté la Belgique le 13 février pour une mission d’une durée d’environ deux mois. Cette mission sera ensuite reprise par le chasseur de mines Crocus.

Le cas belge de la frégate Léopold Ier fait écho alors que le porte-avions français Charles de Gaulle, qu’elle escortait avant d’interrompre sa mission, compte à son bord 50 cas confirmés et que le ministère des Armées français est critiqué pour sa gestion du coronavirus au sein de ses forces.

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