Les Pays-Bas ont déjà rapatrié 74 interprètes afghans

Les Pays-Bas ont déjà rapatrié 74 interprètes qui ont aidé l’armée néerlandaise (crédit-photo NL Defensie)

Les Pays-Bas ont déjà rapatrié 74 interprètes afghans.

Aux Pays-Bas, la question des interprètes afghans est au coeur des débats parlementaires depuis bien plus longtemps qu’en Belgique. A l’Avant-Garde avait déjà évoqué ce sujet le mois dernier. La Défense néerlandaise a rationalisé le processus encore un peu plus afin d’accélérer le retour des interprètes afghans avant le départ des troupes de l’OTAN.

Dans cet optique, le ministère de la Défense va faire appel à des anciens combattants. Avec l’aide d’un vétéran afghan qui fait partie de l’équipe en charge de ce dossier sur place, ils prennent contact avec des interprètes afghans pour les informer activement de leurs possibilités. De plus, les Pays-Bas ont décidé d’accueillir tous les interprètes qui ont été déployés aux côtés de l’armée néerlandaise même s’ils ont travaillé plus longtemps pour un autre pays de la coalition. L’ambassade néerlandaise à Kaboul est également dans un soutien actif. Elle fait appel à une organisation pour contrôler physiquement les papiers d’identité en Afghanistan de façon décentralisée. De cette façon, les candidats n’ont à se rendre qu’une seule fois à Kaboul pour récupérer leur visa et partir.

Signe de cette accélération, six interprètes afghans et leurs familles ont été rapatriés depuis le début du mois de juin. En tout, les Pays-Bas ont déjà accueilli 74 interprètes afghans et leurs familles. De son côté, l’armée néerlandaise poursuit son retrait progressif d’Afghanistan. Mi-mai, les soldats néerlandais de la Special Operations Advisory Team (SOAT) sont rentrés ainsi que les officiers d’état-major basés à Kaboul. Fin mai, cela a été au tour de l’équipe chirurgicale d’être rapatriée. Cette semaine, la moitié des 200 militaires sur place sont rentrés aux Pays-Bas. La fin du redéploiement sera terminée d’ici juillet.

Malgré les intentions affichées, la Belgique est clairement en retard par rapport à d’autres pays de la coalition, le sujet ayant été abordé plus tardivement. Alors que les militaires belges quitteront définitivement le pays mi-juin, seul un interprète a été accueilli sur la trentaine possible. Les critères semblent plus restrictifs et le processus plus long: « une certaine durée » de collaboration et une menace avérée. Une analyse au cas par cas est en cours.

5 commentaires

  1. Turquie-Grèce, Maroc-Espagne, Biélorussie-Lituanie : laisser passer les migrants devient une arme géopolitique entre les mains des Etats voisins de l’UE.
    https://www.lopinion.fr/edition/international/migrants-l-europe-redoute-vague-afghane-249424

    Le prix à payer de la sous-traitance du verrouillage de ses frontières à son «étranger proche»…
    https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/l-union-europeenne-s-accorde-sur-un-budget-de-pres-de-15-milliards-d-euros-pour-aider-les-candidats-a-l-adhesion-dont-la-turquie_4648157.html

  2. Aujourd’hui, le dernier avion de rapatriement des français en Afghanistan va décoller.

    Aucun auxiliaire d’armée afghan ni famille ne s’y trouvera à bord.

    Pas une ONG, ni un avocat ne s’indigne comme pour les djihadistes avec « le devoir moral de les rapatrier chez nous ».

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