Les véhicules chenillés de dépannage seront retirés du service après 2027

Les derniers véhicules chenillés belges disparaîtront après 2027 (crédit-photo War Heritage Institute)

Les véhicules chenillés de dépannage seront retirés du service après 2027. 

Lors de la période de camp de la Brigade Motorisée à Bergen en octobre 2020, un Piranha belge avait dû être secouru par un véhicule chenillé Panzer allemand. La situation faisait que seul un chenillé pouvait effectuer le dépannage d’où la récente question du député Jasper Pillen sur l’état du parc belge dans ce domaine.

La ministre de la Défense Ludivine Dedonder a indiqué dans sa réponse qu’actuellement la Composante Terre possédait encore 6 chars Pionniers Leopard et 4 chars Lanceurs de pont Leopard AVLB, utilisés depuis plus de 50 ans. Ces véhicules ne seront retirés du service qu’après 2027 ce qui signifiera la fin définitive du chenillé au sein de la Défense belge. « Un véhicule chenillé en tant que moyen de dépannage n’est nécessaire que pour le dépannage d’un autre véhicule chenillé. Pour le dépannage des véhicules à roues, un véhicule à chenilles est un nice-to-have, mais pas une nécessité », a précisé la ministre.  Si une situation comme celle de Bergen venait à se reproduire, la Belgique ferait alors appel à un pays partenaire.

La Composante Terre a déjà entamé le remplacement de sa capacité de dépannage. Les chars Pionniers Léopard seront remplacés par six Armoured Combat Engineer Vehicle (ACEV), qui seront utilisés par les deux seuls bataillons de génie. En décembre 2020, ce contrat a été attribué pour 5 millions à la la filiale belge du groupe britannique JCB, seul candidat. La livraison aura lieu en 2022. La trentaine de dépanneuses Kerax seront remplacés par l’acquisition de 28 véhicules de recouvrement logistiques (15 Combat Recovery Vehicle et 13 Protected Recovery Vehicle). La firme française Soframe les livrera à partir du second semestre 2021 jusqu’en 2022.

Dans sa vision stratégique, la Belgique veut se doter d’une capacité logistique plus robuste afin de s’adapter à l’évolution des théâtres opérationnels.

2 commentaires

  1. Je crains fort que le jour où nos dirigeants se rendront compte de la supériorité des véhicules chenillés (tous-terrains) par rapport aux véhicules à roues (tous chemins MAIS aérotransportables …), il sera définitivement trop tard. L’Armée belge en sera réduite à mendier l’aide des ses partenaires de l’OTAN pour assurer les missions que seuls les véhicules chenillés sont à même d’accomplir. Se limiter à une armée spécialisée dans des missions « de niche », entendez que les autres délaisses, est pathétique.

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