Seris obtient le gardiennage de quatre autres quartiers militaires

Au camp d’Elsenborn, tout est désormais entièrement externalisé de la gestion au gardiennage (crédit-photo FB Camp Elsenborn)

Seris obtient le gardiennage de quatre autres quartiers militaires.

La ministre Ludivine Dedonder poursuit la politique d’outsourcing de son prédécesseur. Selon un communiqué de la DGMR, l’entreprise Seris a remporté un contrat de gardiennage pour quatre autres quartiers militaires. Il s’agit d’Eupen, où se trouve l’Institut Royal Militaire d’Education Physique (IRMEP); du camp d’Elsenborn; de Burcht, qui abrite le 11ème bataillon de Génie et de Meerdaal, où sont basés l’état-major et une compagnie du service de déminage (SEDEE).

Le marché public a été lancé en mai 2019 et a été attribué par la Défense au début du mois d’octobre dernier. L’entreprise Seris, ayant un délai de quatre mois pour être pleinement opérationnelle dans ces quartiers, la passation entre les civils et les militaires devrait être terminée au début du mois de février. Le contrat est d’une durée de sept ans avec la possibilité d’une prolongation d’un an.

Ces quatre contrats permettront de libérer 113 militaires qui seront mutés vers d’autres services. La Défense précise que l’entreprise Seris pourra recevoir l’appui d’une équipe d’intervention militaire lorsque le niveau de menace de ces quartiers augmentera.

L’entreprise Seris avait remporté en avril 2019 deux autres contrats d’outsourcing avec le campus Renaissance et l’Ecole Royale Militaire ainsi que le quartier Steenstraat à Poelkapelle où se trouve une autre compagnie du SEDEE.

L’outsourcing ne se réduit pas seulement au gardiennage puisque la gestion du quartier de Meerdaal était déjà confiée au groupe Serco depuis mars 2019 et celui du camp d’Elsenborn au groupe Sodexo depuis octobre 2019 pour une durée de dix ans.

La Vision stratégique du ministre Vandeput prévoyait le passage d’une armée de 30.000 à 25.000 hommes avec une baisse évolutive jusqu’en 2030. Le recours à des partenaires privés ou publics doit compenser cette perte de 5.000 hommes et les nombreux départs à la pension dans les années à venir. Dans l’actualisation de la Vision stratégique, la ministre Ludivine Dedonder rehausse ce chiffre à 29.000 hommes, dont 15% de civils. Il semble toutefois difficile d’abandonner l’outsourcing au vu du manque de personnel.

5 commentaires

  1. La rente afghane a alimenté grandement le chiffre d’affaires de certaines sociétés privées.
    https://www.wsj.com/articles/who-won-in-afghanistan-private-contractors-troops-withdrawal-war-pentagon-11640988154

    Les actionnaires sont accros aux gras dividendes de la guerre d’Afghanistan et avec la fermeture de ce théâtre, il va y avoir du monde sur le carreau:
    http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2021/05/19/triple-canopy-22152.html

  2. Le personnel de cette société n’aura jamais les qualités, les compétences et surtout l’esprit de corps de nos militaires !!!!
    Nos politiciens ont totalement détruit notre armée , et maintenant que les risques de guerres augmentent en Europe , il est trop tard !!!!

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