Les Pays-Bas lancent le dossier de remplacement de navires de sa Marine

La M Frégate Sr. Mme Van Speijk pendant l’exercice Joint Warrior dans les eaux écossaises en avril 2014 (crédit-photo NL Defensie)

Dans le cadre de son vaste programme d’investissements de plus de 12 milliards d’euros, les Pays-Bas ont lancé la semaine dernière le dossier de remplacement de navires de sa Marine comme l’a annoncé la Défense dans un communiqué. Sur les 12 milliards, environ 6 milliards sont prévus rien que pour la Marine. Le dossier a été présenté à la Chambre des Représentants jeudi dernier par la secrétaire d’État à la Défense Barbara Visser. Ce dossier intéresse au plus haut point la Belgique.

Ce dossier de remplacement comprend l’achat de deux nouvelles frégates de type M, spécialisées dans la lutte sous-marine. « C’est une capacité dont l’OTAN a grandement besoin. En plus des opérations de combat, les frégates sont également adaptées, par exemple, pour la lutte contre le terrorisme, le contrôle des drogues et de la piraterie et à la fourniture d’une aide d’urgence », explique le communiqué qui précise que le remplacement est dû à des systèmes devenus obsolètes, des pièces de rechange de plus en plus rares et donc d’une maintenance plus difficile et chère. En plus des frégates, la Marine néerlandaise va se doter de six nouveaux chasseurs de mines, les actuels datant des années 80 et étant en fin de vie. Ces deux dossiers se font conjointement avec la Belgique qui a en charge le dossier des chasseurs de mines, approuvé par le gouvernement Charles Michel en janvier dernier. En plus de ces huit nouveaux navires, la Marine néerlandaise va faire l’acquisition d’un nouveau navire d’approvisionnement.

Le dossier prévoit que la première frégate néerlandaise soit opérationnelle à partir de 2025. Le coût est estimé entre 1,2 milliard d’euros et 2,5 milliards d’euros. Selon plusieurs médias hollandais, le dossier devrait se faire via un appel d’offres néerlandais, les missions de la Défense n’étant pas soumis aux règles européennes de marché public. L’un des plus grands favoris pour remporter ce contrat est le groupe néerlandais Damen Shypards dont le siège social est basé à Gorinchem. Son seul chantier naval, capable d’accueillir une telle commande, se trouve à Vlissingen. Son directeur Hein van Ameijden s’est dit confiant pour l’obtention de cette commande. D’autres dossiers sont au programme comme l’acquisition de nouveaux missiles anti-aériens, le remplacement de torpilles de type MK46 et MK48, de canons anti-aériens pour les frégates ou la mise à jour d’autres navires.

Jusqu’ici la Belgique était la plus avancé dans ce dossier de remplacement conjoint de nouveaux navires. Certains députés belges s’étaient inquiétés d’un possible retard côté néerlandais. Il faut dire que le ministère de la Défense néerlandais a connu quelques changements avec la démission en cours de législature de la ministre Jeanine Hennis-Plasschaert en octobre 2017 suite à la parution d’un rapport sur des failles importantes lors d’opérations militaires au Mali. Elle a été remplacée par Ank Bijleveld. Désormais, le dossier est bien lancé côté néerlandais.

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