La mission de l’armée néerlandaise en Irak prolongée jusqu’en 2021

Les forces spéciales néerlandaises poursuivront leur mission de formation en Irak (crédit-photo NL Defensie)

L’armée néerlandaise sera présente en Irak jusqu’en 2021.

La semaine dernière, le gouvernement néerlandais a prolongé la mission de l’armée néerlandaise en Irak jusqu’en 2021. « Bien que l’Etat islamique ait été vaincu territorialement en Syrie le 23 mars, la menace posée par l’Etat islamique n’a pas encore disparu. ISIS reste donc toujours une menace pour la stabilité de la région élargie et une cause d’instabilité aux frontières de l’Europe », justifie le gouvernement. En revanche, il n’a toujours pas pris de décision sur la suite à donner à la demande américaine d’aide en Syrie. « À la suite des récents développements en Syrie, les recherches sur l’opportunité et la possibilité d’une contribution supplémentaire des Pays-Bas à la lutte contre ISIS ont pris une autre tournure. La situation en Syrie est actuellement très volatile », explique le document envoyé à la Chambre. La mission de l’armée néerlandaise aura plusieurs niveaux.

Tout d’abord, elle sera présente au sein de la coalition internationale de lutte contre l’Etat Islamique. 60 soldats néerlandais continueront à former les soldats kurdes et irakiens dans la région autonome du Kurdistan et à Bagdad pendant les deux prochaines années. Les cours de formation des militaires néerlandais sont de plus en plus axés sur le personnel de bataillon, la formation au leadership et les cours d’instructeur (formation de formateur). Les forces spéciales néerlandaises ont transféré ces cours aux unités irakiennes ce qui leur permettront de s’associer aux partenaires de la coalition dans le cadre du Commandement de l’entraînement aux opérations spéciales en Iraq (SOTC-I) afin d’offrir des cours de niveau plus avancé.

La Luchmatch fournira des analystes pour les missions aériennes de la coalition internationale (crédit-photo NL Defensie)

La Luchtmacht fournira une cellule de soutien cible (TSC) et une capacité d’exploitation et de diffusion du traitement (PED). « Cette information est particulièrement essentielle dans le processus de ciblage minutieux qui précède les raids aériens de la Coalition. De plus, le déploiement augmente l’acquisition de connaissances de la Force aérienne dans des créneaux stratégiques. Pour les deux contributions, les Pays-Bas sont l’un des rares pays à pouvoir fournir cette capacité spécifique de soutien à l’opération », précise la Défense. Le TSC se compose d’environ dix soldats et opère depuis la base aérienne de Volkel. La capacité DEP est fournie par environ 45 soldats à partir de la base aérienne de Leeuwarden.

L’armée néerlandaise poursuivra sa participation à la mission de l’OTAN en Irak (NMI). Cette dernière a pour tâche de former les instructeurs d’écoles militaires et d’institutions de formation et de conseiller le ministère irakien de la Défense. Elle se concentre sur le centre de l’Irak et opère depuis Bagdad vers des zones sécurisées de Basmaya et Taji. La contribution néerlandaise comprend actuellement deux diplomates, deux conseillers civils et deux conseillers militaires. Elle pourra compter jusqu’à vingt experts civils et militaires, les Pays-Bas souhaitant augmenter leur contribution dans les deux prochaines années.

En dernier, les Pays-Bas continueront de contribuer à la mission de conseil de l’UE (EUAM Iraq) avec un maximum de 3 personnes. Ils fourniront aussi des officiers de liaison et des officiers d’état-major aux différents quartiers généraux de la coalition contre l’Etat Islamique. Par exemple, le poste d’officier d’état-major au sein de l’équipe de liaison ministérielle à Erbil (MLT-E) mis en place par la Défense en mars 2019 sera maintenu lors des deux prochaines années. 

Contrairement à la Belgique, les Pays-Bas n’envisagent pas pour l’instant de redéployer des F-16 au sein de la coalition internationale en Irak.

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