Des femmes dans les Forces Spéciales: une réalité concrète au sein de la Défense belge

L’intégration de femmes au sein des Forces Spéciales belges est une réalité concrète (crédit-photo Malek Azoug/BE Défense)

Des femmes dans les Forces Spéciales: une réalité concrète au sein de la Défense belge. 

La ministre Ludivine Dedonder a officialisé l’intégration de femmes au sein du Special Forces Group lors d’une visite de travail à Heverlee ce vendredi. Il faut se rappeler que le concept avait été lancé en 2018 suite à un article paru dans la Revue Militaire belge qui avait mis la lumière sur cette possibilité. Le nom de cette équipe mixte a pris le nom de Deep Development Capability.

Elle doit permettre de prendre en compte de façon plus approfondie le domaine humain dans les zones de déploiement. « Le théâtre des opérations est multiforme, complexe et n’est pas exclusivement masculin. Il y a donc un besoin opérationnel d’une capacité mixte (des hommes et des femmes) au sein du DDC. Dans les environnements opérationnels, la population locale peut être composée jusqu’à 65 % de femmes et d’enfants. C’est une proportion identique de personnes que les équipes de forces spéciales exclusivement masculines ne peuvent approcher pour des raisons culturelles et/ou religieuses », explique la Défense. Les missions du DDC sont l’analyse des missions, la conduite d’enquêtes, l’analyse de l’environnement et des données, la prise de contact avec la population locale et l’entretien d’un contact stable, la construction de réseau humain aussi large que possible et l’influence du réseau en vue de la réussite de la mission.

L’année dernière, huit stagiaires féminines suivaient cette nouvelle formation spécialisée et spécifique sur les 19 candidatures qui avaient été retenues au départ. « Toutes les étapes du processus (sélection-formation-entraînement et évaluation) ont été conçues par le Groupe des Forces Spéciales et exécutées au sein de l’unité », a précisé la Défense. Ces femmes sont des militaires de haut niveau, dotées d’un QI supérieur à la moyenne, d’une énorme capacité d’adaptation et d’analyse. Elles ont les connaissances et les capacités empathiques nécessaires pour être déployées n’importe où dans le monde et pour comprendre les causes profondes des conflits. Ces femmes ont été sélectionnées et formées dans ce sens, a détaillé la Défense.

Les premières femmes du Deep Development Capability y ont été affectées fin 2020. L’équipe a déjà été déployée en opérations et a obtenu de bons résultats.

15 commentaires

  1. En France, nous avons eu à déplorer la mort du sergent Yvonne Huynh.
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2021/03/08/armee-partir-pour-une-femme-c-est-une-double-opex_6072360_3224.html

    Dans le service de santé des armées, très féminisé, il y a de vraies problématiques entre vie privée et besoins opérationnels:
    http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2018/12/05/le-ssa-deserte-surprojection-et-concurrence-de-la-sante-publique-affaibliss.html

  2. Les histoires de quotas me laisse perplexe, faire un boulot que l’on a envie de faire à l’air trop compliqué à comprendre pour nos intelligents là-haut.
    https://www.franceinter.fr/info/la-longue-et-delicate-feminisation-des-armees

    Faudra-t-il faire comme les scandinaves et faire des unités par genre ?
    https://mobile.twitter.com/Adhocratius/status/1376594966160498699

    Le mouvement de balancier, toujours trop d’un côté, puis de l’autre …

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