Le retrait des militaires des rues se poursuit

L’opération Vigilant Guardian se termine progressivement (crédit-photo BE Défense)

Le retrait des militaires des rues se poursuit. 

En novembre 2020, les ministères de la Défense et de l’Intérieur ont communiqué conjointement pour annoncer la fin de l’opération Vigilant Guardian pour septembre prochain avec plusieurs étapes successives. Depuis décembre 2020, la DAB (Direction de la Sécurisation) de la Police Fédérale reprend peu à peu les missions de la Défense. En 2018, elle a repris certaines tâches de l’opération Spring Guardian avec la surveillance des centrales nucléaires en Wallonie. En février dernier, la Police de Bruxelles-Capitale communiquait sur la surveillance du quartier européen désormais assurée par des policiers. L’aéroport de Zaventem était aussi en partie à sa charge. Ce week-end, le cabinet du ministère de la Défense a annoncé qu’à partir du 1er avril les policiers reprendraient la sécurisation des gares et des métros de Bruxelles ainsi que celle de l’aéroport de Zaventem. À partir de juin, ce sera au tour des ambassades, progressivement, pour terminer par les institutions juives à Anvers et Bruxelles.

 

La DAB peine à être pleinement opérationnelle, la faute à des difficultés de recrutement. Régulièrement, l’échéance est repoussée. Interrogé dernièrement dans Le Soir, le commissaire divisionnaire Eric Delhez expliquait que les effectifs étaient de 1.200 au lieu des 1.690 prévus. « On ne recrute qu’entre 220 et 250 personnes par an à cause des problèmes de sélection et de recrutement car nous n’avons pas de succès en Flandres. Nous devons aussi faire face à 50% des gens qui sont recalés par l’enquête de moralisation », développait-il. La DAB n’attire pas non plus les militaires. Le quota des 150 par an n’a jamais été atteint. En trois ans, moins de 40 militaires ont rejoint ses rangs. L’unité doit aussi se faire connaître du grand public et des demandeurs d’emploi, sa création étant toute récente. La Covid-19 est aussi passée par là ce qui a eu aussi de l’impact sur la formation des candidats lors du confinement de mars dernier.

Depuis décembre dernier, ce sont 300 militaires qui sont déployés au maximum dans les rues. C’est la première fois que ce chiffre baissait depuis janvier 2018.

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