La Marine de retour au Bénin pour former des équipages de patrouilleurs

Après une absence d’un an et demi, la Marine est de retour au Bénin (crédit-photo Composante Marine/MOST Team)

La Marine de retour au Bénin pour former des équipages de patrouilleurs.

A cause de la pandémie, la Marine n’a pas pu se rendre au Bénin pour ses missions de formation de la marine béninoise qui ont lieu annuellement. La dernière mission remontait au mois de décembre 2019. Un an et demi après, la Marine a envoyé une équipe d’une dizaine de personnes pour deux semaines. Il s’agit d’une équipe du MOST (mine countermeasures vessels operational sea training), l’unité belgo-néerlandaise de référence de formation de la lutte contre les mines de l’OTAN, dans le cadre de l’opération Maritime Capacity Building (MCB).

Cette équipe de la Marine aura pour mission d’entraîner des équipages, de former des « seariders » béninois et de renforcer les relations belgo-béninoises. L’accent est mis sur la lutte contre la piraterie. Différents exercices seront menées: plongées, navigation, lutte anti-incendie et simulations de pannes techniques. Ils sont menés à bord des patrouilleurs Couffo et Oueme.

Le plan des opérations 2021 de la Défense prévoyait le retour des activités bilatérales avec le Bénin. Il s’agit en premier de la poursuite de la certification des équipages de la capacité d’intervention rapide du Bénin avec une équipe d’environ 8 militaires pour 2 périodes de 2 semaines chacune. L’autre volet consiste en l’encadrement des instructeurs en techniques d’embarquement d’une unité navale béninoise de fusiliers avec une équipe d’environ 5 militaires pour 2 périodes de 2 semaines chacune.

En 2011, 2013, 2014, 2016, 2018 et 2019, la Marine avait envoyé le navire de commandement et de logistique Godetia pour un déploiement en moyenne de 10 semaines au sein de l’opération Maritime Capacity Building. En 2015, c’était la frégate Léopold Ier qui avait participé à cette opération. En 2017, la Marine belge avait envoyé un officier mais pas de navire.

Le Godetia lors de sa dernière participation à l’opération Maritime Capacity Building en 2019 (crédit-photo Godetia)

En envoyant un navire au sein de l’opération MCB, la Belgique livre aussi de l’aide humanitaire pour le développement des pays du Golfe de Guinée et organise des rencontres à son bord entre militaires et diplomates belges et africains d’où son importance sur le volet diplomatique. Avec le retrait du service du Godetia, un navire d’un autre type devra prendre le relais pour cette opération.

2 commentaires

  1. Côte d’Ivoire, Bénin, Togo, Ghana… Tous négocient avec les terroristes:
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/06/11/il-y-a-au-moins-cinq-cellules-djihadistes-qui-operent-dans-le-nord-du-benin_6083788_3212.html

    La guérilla a l’intérieur de ces forêts y est plus facile que dans le désert sahélien:
    https://orientxxi.info/magazine/sahel-l-heritage-colonial-des-eaux-et-forets-une-arme-aux-mains-des-djihadistes,4700

    Même si les attaques en mer sont une spécialité du Golfe de Guinée (93% des prises d’otages maritimes mondiales):
    https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210704-piraterie-brigandage-le-golfe-de-guin%C3%A9e-reste-la-zone-qui-inqui%C3%A8te-le-plus-l-industrie-maritime

    Et aussi incroyable que cela puisse paraître, les alliances sont encore à forger:
    https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210512-le-ministre-ivoirien-de-la-d%c3%a9fense-plaide-pour-un-axe-abidjan-bamako-ouaga-contre-le-terrorisme

    Dans tous les pays d’Afrique de l’ouest, il y a des gens missionnés pour négocier avec les terroristes…

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