La guerre en Ukraine va-t-elle donner un nouveau regain d’intérêt politique pour la Défense ?

La guerre en Ukraine pourrait faire prendre conscience aux politiques d’investir encore davantage dans la Défense en plus du dernier effort (crédit-photo Gert-Jan D’haene/BE Défense)

La guerre en Ukraine pourrait donner un nouveau regain d’intérêt politique pour la Défense.

La guerre en Ukraine a déjà changé la donne en Europe où certains pays, à l’image de l’Allemagne, ont remis les questions de Défense sur le devant de la scène après des années d’austérité et de baisse dans ce domaine durant ces trente dernières années. Qu’en sera-t-il en Belgique ?

La ministre Ludivine Dedonder a obtenu en janvier l’accord du gouvernement pour son plan STAR

Un plan STAR ambitieux pour compléter la Vision stratégique

Les derniers mois ont ouvert le débat avant même le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Le plan STAR de la ministre Ludivine Dedonder va au-delà des espérances de ce que pouvaient imaginer les militaires et les observateurs. Le gouvernement a tout simplement débloqué une enveloppe de 10,2 milliards d’euros en plus des 9,2 milliards prévus par la Vision stratégique de 2016. « Le budget 2022 est établi à 4,2 milliards d’euros et connaîtra une progression vers 6,9 milliards d’euros d’ici 2030, ce qui correspond à un effort de Défense de 1,54 % du PIB selon les prévisions actuelles », a communiqué le ministère fin janvier. Qu’est-ce-qui pouvait expliquer un tel retournement de situation ?

Ces trente derniers années, les politiques n’ont cessé de réduire la voilure dans la Défense avec l’idée: faire plus avec moins (crédit-photo BE Défense)

Des politiques conscients d’un désinvestissement chronique

Le contexte sécuritaire sans doute mais surtout un constat que le département a été beaucoup trop longtemps délaissé. « Outre les libéraux, les socialistes et les chrétiens-démocrates, le gouvernement actuel comprend également des Verts, mais selon Jens Franssen, la plupart des hommes politiques de ces partis ont également pris conscience de l’importance de la Défense qui forme un triangle en politique étrangère avec les Affaires étrangères et la Coopération au développement, et c’est ce qui compte pour les socialistes et les verts car cela les intéresse », analysait un article de la VRT Nieuws. Il était temps d’investir tellement les lacunes et les manques de moyens se faisaient de plus en plus sentir au sein de la Défense. Moins d’un mois après cette annonce, la Russie envahissait l’Ukraine, montrant à l’Europe qu’elle était loin d’être armée face à un conflit de haute intensité et encore moins la Belgique.

Les politiques ont pris conscience d’avoir laissé la Défense se vider de ses moyens (crédit-photo BE Défense)

Un redressement qui sera long pour inverser la tendance

« Il n’y a vraiment aucune honte à dire que nous avons été scandaleux dans la façon dont nous avons traité la Défense. L’armée est vide et plumée. Il est temps de rétablir cela », reconnaissait dernièrement Sammy Mahdi (CD&V), secrétaire d’état à l’Asile et à la Migration, sur un plateau. Pour se donner une idée, il suffit de lire l’excellent papier de Joseph Henrotin de mars 2015, intitulé « l’agonie des forces armées belges ». La Vision stratégique de 2016 n’était pas réellement un revirement mais plus un rattrapage et une sorte de « statu-quo » pour garder des capacités au minimum opérationnelles. Le plan STAR est, lui, un signal fort mais les experts sont déjà d’accord pour dire que ce ne sera pas suffisant même s’ils soulignent cet effort. On n’inverse pas trente ans de réductions en un coup de baguette magique de huit ans.

Du 1er novembre 2018 au 1er novembre 2019, la Défense belge a connu quatre ministres, preuve d’une instabilité et du peu d’intérêt du poste

Un poste de ministre de la Défense souvent délaissé

Le manque d’intérêt des politiques sur les questions de Défense vient peut-être d’ailleurs également du peu d’attractivité d’un tel poste ministériel, loin de l’importance qu’il pourrait conférer en France dans l’ordre protocolaire par exemple. Jusqu’ici inconnu de la politique nationale, Steven Vandeput est propulsé au ministère de la Défense…chargé de la Fonction Publique. En novembre 2018, il préfère devenir bourgmestre à Hasselt et quitter son poste ministériel. Son successeur, Sander Loones, un autre inconnu, reste moins d’un mois après la crise gouvernementale. Il est aujourd’hui député à la Chambre. Didier Reynders, lui, était très connu de la politique fédérale belge mais devait gérer deux ministères: les Affaires Etrangères et la Défense avant de devenir commissaire européen à la Justice. Le poste revient ensuite à Philippe Goffin. Il s’agit de son premier cabinet dans un gouvernement fédéral. Après la mise en place d’un gouvernement de plein exercice, il est retourné à ses fonctions de bourgmestre à Crisnée. Qui sait si Steven Vandeput, Sander Loones ou Philippe Goffin retrouveront un jour un poste au gouvernement fédéral ?

Les politiques n’ont pas toujours une bonne connaissance des questions de Défense ce qui n’aide pas à prendre bien en compte les enjeux

Une méconnaissance des politiques sur les questions de Défense

Les politiques ont montré une certaine méconnaissance des questions de Défense. L’opposition a un accès plus limité aux dossiers ce qui entrave son travail. Un chercheur néerlandais pointait cette faiblesse du monde politique belge notamment sur les aspects techniques dans une étude parue en 2021. On se souvient à quel point le dossier du remplacement des F-16 avait été pollué par des polémiques stériles montées en scandale d’état, le président du sp.a (aujourd’hui Vooruit) John Crombez s’étant même fait piéger par de faux mails venant d’un soi-disant lanceur d’alerte qui était en fait un militant local N-VA. On ne parle même pas non plus de la polémique sur le Pandur. Comme le rappelait le député CD&V Hendrik Bogaert en juin 2020, c’est le Parlement qui fixe le budget de la Défense tout comme c’est au gouvernement de fixer les priorités et de se prononcer sur les achats capacitaires.

La Belgique reste un allié fidèle de l’OTAN dans sa contribution de moyens malgré ses difficultés (crédit-photo Werner Devijlder/BE Défense)

La Belgique, un des pires élèves de l’OTAN

Le résultat est que la Belgique est tout simplement l’un des pires élèves de l’OTAN juste devant le Luxembourg. Ses voisins du Benelux, Pays-Bas et Luxembourg, avaient déjà augmenté leurs investissements militaires depuis 2019.  Malgré cette remontée en puissance, le constat ne reste pas brillant pour la Défense néerlandaise sur ses capacités de quoi donner une idée du fossé que doit combler la Belgique « On demande 2,4 milliards en plus pour cette législature (20-24) mais même si on arrive à 1,28% du PIB comme effort de Défense, le gouffre avec les pays-peloton de l’UE ou de l’OTAN devient plus grand », nous expliquait en septembre 2019 le général-major Marc Thys, alors chef de l’équipe Transition et aujourd’hui vice-chef de la Défense. Vu de Belgique, atteindre 1,54% paraît un effort considérable historique, qui a été critiqué par les milieux pacifistes, mais vu de l’OTAN, c’est encore loin d’être suffisant.

La ministre Ludivine Dedonder s’est montrée très impliquée dans ses dossiers avec du travail (crédit-photo BE Défense)

Une nouvelle classe politique plus intéressée

L’avenir pourrait toutefois s’éclaircir avec une nouvelle classe politique, qui semble beaucoup plus impliquée dans ce domaine ces deux dernières années. Inconnue du grand public et propulsée elle aussi à la Défense, la ministre Ludivine Dedonder fait plus que bien son travail. Certains députés à la Chambre comme Jasper Pillen ont montré un intérêt beaucoup plus marqué sur les dossiers militaires avec la volonté de faire avancer les choses positivement. Avec la guerre en Ukraine, de nouvelles discussions auraient débuté au sein du gouvernement pour renforcer encore davantage la Défense, selon ce qu’ont laissé entendre cette semaine le Premier ministre Alexander de Croo et la ministre de la Défense Ludivine Dedonder.

La guerre en Ukraine a surtout montré les lacunes de l’armée belge pour un public moins à même des questions militaires car les connaisseurs le savent déjà. Déployer 300 militaires sur un théâtre d’opérations oui mais sur deux cela devient plus compliqué voire impossible. Heureusement que l’artillerie antiaérienne a été réactivée de justesse mais elle n’est pas du tout opérationnelle. Les F-16 vieillissants ont un taux de disponibilité plus bas ce qui réduit grandement ces possibilités de déploiement. Quant à la Marine, elle n’a plus qu’une frégate déployable en moyenne. La guerre n’attend pas que les investissements soient faits d’où l’obligation pour les politiques d’anticiper et de faire accepter le coût aux citoyens.

 

13 commentaires

  1. L’article ici haut est bien pondéré , tolérant et accommodant avec ce monde politique belge qui aurait soi-disant une méconnaissance des problèmes de défense et du peu d’intérêt du Poste de Ministre de la Défense du Pays ! Qd? on voit la flopées de conseillers dont ils s’entourent ds. les Ministères on peut se poser des questions à savoir à QUOI ils servent ?
    N’oublions pas non plus que le ROI se devait d’avoir AUSSI son mot à dire ds. cette affaire ,ses illustres prédécesseurs en ont fait preuve auparavant et sa mission se devait de montrer un peu plus de caractère et de détermination comme chef de la l’Armée mais pour cela il faut parfois savoir taper du poing sur la table ce qu’il n’a pas fait se contentant de missions protocolaires formatées et parfois aussi en ayant l’oreille trop attentive à de faux conseils venant d’ ONG pacifistes roulant leurs bosses on ne sait pour QUI ??????

  2. J’ai une hypothèse brutale et je vous la fais courte: l’Ukraine est une proie économique, plusieurs épisodes au XXème siècle nous l’ont montré.

    Le projet économique qui la concerne peut se concevoir sans beaucoup de populations et celles-ci sont beaucoup plus mobiles qu’au XXème siècle: ceux qui n’aiment pas les russes partiront

    Je vais proposer une voie de sortie très froide et politiquement incorrecte face à la conclusion logique à ce stade d’une victoire militaire russe très vraisemblable suivie d’un enlisement face à une guérilla motivée et entretenue sans limites par les puissances extérieures (à la syrienne / vietnamienne).

    Il n’est pas question ici d’en valider la valeur morale ou juridique mais la faisabilité technique et la vraisemblance.

    Premier constat (absolument immoral): l’Ukraine, ou plutôt le territoire couvert par l’Ukraine actuelle, est depuis longtemps une proie et « les ukrainiens » sont au mieux des pions dont les protagonistes se moquent (actuellement: les anglo-saxons qui se sont amusés à les armer et les exciter.

    Ilscontinuent à le faire à un coût ridiculement faible et ne vont pas subir pour eux mêmes les souffrances innombrables du coup géopolitique qu’ils essaient de jouer, les russes évidemment qui se moquent bien des ukrainophones hostiles comme des russophones présumés acquis : à tous ils infligent d’immenses souffrances. Amen).

    Mais je vais remonter plus loin dans l’histoire, contemporaine en tout cas, pour développer le constat que l’Ukraine est l’enjeu, et « les ukrainiens » ne comptent pour rien :
    – Brest-Litovsk il y a 104 ans l’Ukraine prise de guerre des allemands pour continuer le conflit avec ses ressources alimentaires et minières (épisode trop bref pour avoir des conséquences humaines sinon celles de la guerre civile après le retrait allemand consécutif à la défaite de novembre 1918)

    – reprise de l’Ukraine par l’URSS dans les années 1920 et famine organisée par Staline pour qui la « transformation » du grain ukrainien en devises afin d’acheter des machines et accélérer l’industrialisation soviétique (tout en brisant la société agraire ukrainienne et ses velléités identitaires) vaut plus que 3 à 7 millions de vies perdues, selon les décomptes, et l’effroyable cortège de souffrances y conduisant

    – obsession hitlérienne pour les ressources agricoles ukrainiennes (et derrière les mines et industries et plus loin encore le blé du Kouban et le pétrole du Caucase). Sans commentaires sur le bilan humain et les conséquences; l’Ukraine était alors une zone géographique plus qu’une cible en tant que groupe humain distinct des russes ou biélorusses.

    On relève cependant (et ce n’est pas un jugement moral, personne ne peut prétendre qu’il ne l’aurait pas fait, cf Timothy Snyder) que les 20 années précédentes avaient modelé suffisamment d' »ukrainiens » (lesquels ?) dans l’antibolchevisme et donc anti-« moscovisme » pour qu’ils préfèrent TOUT à la mort et au retour de Staline, c’est-à-dire assister les allemands pour toutes les sales besognes (cf les HiWis, la division Galicie, l’assistance à la Shoah par balles voire pire John Demjajuk).

    Avec des traces longues dans les années d’insurrection qui suivirent la reprise du territoire par l’Armée Rouge et le folklore ultranationaliste de certains groupes (aka « néonazime »)

    – depuis 8 à 20 ans, au choix, levier du Donbass par la Russie (dont il s’agit aussi de reprendre une partie de l’économie et d’en priver l’Ukraine) en utilisant les excités nationalistes sur place ou venus de Russie, MAIS aussi, en mode « pacifique » (mais un peu impérialiste quand même, on notera), jeu brzezinskien des américains sur l’Ukraine et colonisation des terres ukrainiennes (pardon mise en valeur et modernisation de l’agriculture) par l’agrobusiness occidental (et chinois), (mais le russe pourra s’y substituer facilement), qui foncièrement est un projet économique vide d’hommes et de retombées locales et n’a pas réellement besoin de beaucoup de main d’oeuvre ukrainienne pour être mené, pour le dire froidement.

    Idem ressources minières et grandes industries. Pour les codeurs et les ingénieurs d’Antonov ou le motoriste aéronautique Sich ce sera plus dur bien sûr.

    De ces constats historiques « matérialistes » ; des découpages territoriaux possibles, quelles qu’en soient les modalités (fédéralisation avec autonomie substantielle de républiques autoproclamées, partition puis indépendance, annexion – que risque la Russie au point où elle en est…), selon la carte linguistique et ses déclinaisons (cf cartes présentées ici ou illustrant un fameux article d’historionomie.net datant de 2019), les préférences présumées des populations russophones, et bien sûr l’intérêt économique de la prise du vainqueur « militaire » (qui sera la Russie sauf intervention OTAN au minimum de type Allied Force… le dire ainsi c’est comprendre que ça n’arrivera pas) …

    J’en vient la conclusion que les protagonistes peuvent avoir pour but, ou se satisfaire, d’un nettoyage sinon ethnique, du moins linguistico-politique, de la zone que décidera de conserver la Russie vainqueur (au sud d’une ligne Tcherniyiv-Kharkov-Kichinev?).

    Ceux qui ne sont pas contents auront bien plus intérêt à partir qu’à jouer à la Résistance. Evidemment ceci n’est pas applicable à tout le pays, si la Russie s’imagine conserver à terme la partie hostile de l’Ukraine, ce n’est pas possible sans la « solution Assad » (ou « solution Kadyrov ») ie un niveau de violence et de destructions inimaginables, la fuite d’une partie de la population à l’étranger ou sa soumission dans des camps et bidonvilles. Autant dire que ce n’est pas faisable.

    Enfin, je ne l’imagine pas.

    Très cyniquement je dirais que le départ pour l’UE est une opportunité favorable pour beaucoup d’ukrainiens.

    Plus personne n’est attaché matériellement, émotionnellement c’est autre choseà sa terre (ou à son HLM « Krouchtcheva ») et/ou enfermé dans un pays comme l’étaient leurs ancêtres en 1921, 1934, 1943, 1948… (d’ailleurs au moins lors des guerres civiles certains, bons ou mauvais, qui ne pouvaient plus y avoir aucun espoir, réussirent à partir, Makhno ou Demjanjuk).

    Une telle issue (mais dans le fond on a vu ça mis en oeuvre de toutes parts en Yougoslavie entre 1991 et aujourd’hui, en deux temps: expulsions forcées, vidage des forces vives par l’émigration vers l’Europe rhénane et le UK) apporte(rait) une solution à la question « comment tenir le pays une fois la victoire acquise ».

    Ma considération est purement militaro-technique. (Je sais qu’elle est profondément immorale mais si on me dit criminelle, je répondrais qu’un pays de même taille, la Pologne, a vu partir depuis l’entrée dans l’UE peut-être 2 millions de ses habitants jeunes, éduqués, motivés… certainement 15-20% de sa jeunesse…

    L’Ukraine pays cul-de sac à l’est de l’Europe avec en plus une guerre froide 2.0 aura encore moins d’opportunités à offrir qu’une Pologne moins excentrée, protégée par l’OTAN, et membre de l’UE – on n’oserait dire membre à part entière vu la manière dont ses choix politiques lui valent la mise à l’index et le mépris des autres, mais c’est une autre histoire).

    Il est à noter que les déplacements forcés ou « consentis » de populations furent un des ingrédients employés (avec la démilitarisation, « la construction européenne » et le remplacement du militarisme par les succès économiques, et le maintien sous occupation pendant 45 ans à l’est et qui continue virtuellement à l’ouest) pour « régler » définitivement le problème allemand en Europe: 15 millions d’allemands déplacés/expulsés de force entre 1944 et 1950.

    Il a fallu 50 ans aux allemands pour le digérer, mais ils n’auront plus jamais de prétentions territoriales en Europe centrale (ils peuvent exploiter et contrôler pacifiquement). On pourrait imaginer aussi la même chose pour les russes/russophones, mais pour l’instant ce sont eux qui dictent la loi.

    J’espère ne pas choquer, je regarde juste les choses la tête froide.

  3. Amusant tous ces pseudos belges qui renvoient quasi systématiquement à …..des liens de presse ou des blogs français ! 😉

  4. Plutôt que la comparaison avec les puissances qui se torchent avec les règles du jeu international que ce soit au Kosovo en 1999 ou en Irak en 2003, la situation présente m’inspire beaucoup plus une cris de Cuba 1962 inversée.

    Surtout avec le développement des missiles hypersoniques mettant Moscou à 5 minutes des américains installés en Europe.
    https://www.rtbf.be/article/guerre-en-ukraine-soutenir-lukraine-mais-ne-pas-trop-provoquer-la-russie-qui-a-larme-nucleaire-les-etats-unis-jouent-les-equilibristes-10972175

  5. Nous sommes toujours dans un drôle de scénario, que même Tom Clancy n’a jamais osé imaginer…
    https://www.levif.be/actualite/international/ukraine-comment-l-occident-avance-sur-une-ligne-de-crete-militaire-face-a-moscou/article-news-1553801.html

    Comme d’habitude avec la force armée, la puissance médiatique est à l’oeuvre, il faudra attendre des années aven t dd pouvour comprendre quelque chose à la tragédie jouée, comme on peut le constater pour les Balkans:
    https://www.lefigaro.fr/flash-actu/bosnie-d-anciens-chefs-politiques-et-militaires-musulmans-inculpes-de-crimes-de-guerre-20220427

    Certains jouent à entretenir les braises, cela peut toujours servir.

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