L’externalisation est une piste privilégiée pour le remplacement des Marchetti

Après 50 ans de loyaux services, le Marchetti va être remplacé (crédit-photo BE Défense)

La Défense privilégie l’externalisation pour le remplacement des Marchetti.

En octobre 2019, la Composante Air fêtait les 50 ans du Siai Marchetti, le monoplace qui sert aux entraînements de base des pilotes de l’armée belge. L’appareil a formé plus de 3.000 élèves-pilotes belges, néerlandais, luxembourgeois et africain depuis 1969. A l’époque, la Composante Air estimait que son remplacement était indispensable avec l’arrivée de nouveaux systèmes comme le F-35 et l’A400M.

Le ministre de la Défense, Philippe Goffin, a donné des précisions sur la formation des pilotes belges. Le remplacement du Marchetti se trouve actuellement à l’étude. « Un groupe de travail analyse les différentes pistes et privilégie un contrat externe pour la location d’avions en leasing et la maintenance logistique. La pénurie de personnel de maintenance des avions et la vétusté de ceux-ci en sont les facteurs déterminants », a détaillé le ministre. Si la piste se confirmait, l’externalisation et le leasing continuent de se développer au sein de la Défense belge face à des impératifs de rentabilité pour un moindre coût.

Actuellement, les élèves pilotes suivent un tronc commun de formation sur les Marchetti à Beauchevain avant de se séparer dans leur filière spécifique. Après la fermeture de l’école franco-belge de pilotes de chasse de Cazaux en octobre 2018 avec le retrait des Alpha-Jet, les pilotes belges sont désormais formés à l’Euro-NATO Joint Jet Pilot Training (ENJJPT), une école installée sur la base aérienne Sheppard, dans le nord du Texas. « La Belgique n’est qu’un petit partenaire dans ce programme de grande envergure, qui a déjà démontré son efficacité. Le premier groupe de quatre pilotes belges ayant récemment achevé le trajet de formation se trouve actuellement dans la conversion F-16. Un deuxième groupe suit toujours la formation à l’heure actuelle », a indiqué le ministre qui a par ailleurs précisé que le budget alloué à ce programme était inférieur à celui de Cazaux. Quant aux pilotes d’avions de transport ou d’hélicoptères, ils sont formés en France.

La procédure de vente des Alpha-Jet est toujours en cours. Neuf candidats ont été retenus par la Défense en décembre 2019 et ils doivent maintenant soumettre une nouvelle offre.

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