L’Ecole Royale Militaire impliquée dans le projet européen de robot militaire terrestre

Le robot THeMIS de Milrem Robotics est testé au Mali par l’armée estonienne (crédit-photo Milrem Robotics)

L’Ecole Royale Militaire impliquée dans le projet européen de robot militaire terrestre.

Un consortium de sept pays européens, dirigé par l’Estonie et auquel participe la Belgique, a signé le 25 août 2019 un accord en vue du développement de véhicules militaires terrestres sans conducteur à bord dans le cadre du projet integrated Modular Unmanned Ground Systems (iMUGS). Ce projet européen aura un financement de 30,6 millions d’euros du Fonds européen de la défense, auxquels s’ajouteront le cas échéant les contributions des Etats participants. La contribution belge a été provisoirement fixée à 320.000 euros, ce qui sera confirmé lors des négociations entre les nations pour la préparation d’un protocole d’accord. D’ici 2021, le prototype devrait correspondre à un véhicule doté d’une intelligence situationnelle sur le champ de bataille, avec le potentiel d’assumer à l’avenir une multitude de tâches. Le contractant est Milrem Robotics, fabricant du véhicule autonome THeMIS déjà utilisé par l’armée estonienne qui le teste au Mali dans sa participation à l’opération Barkhane.

La Défense belge sera particulièrement impliquée avec l’unité Robotics & Autonomous Systems (RAS) de l’École Royale Militaire. Cette dernière dirigera le sous-projet Swarming dans le cadre du projet iMUGS, afin de fournir des avancées en matière de technologies d’essaimage et d’étendre les capacités d’un robot unique où des ressources hétérogènes auront la capacité de travailler en groupe avec un objectif de mission commun. « Au cours du projet, le savoir-faire opérationnel sera rassemblé et des concepts pour l’engagement combiné d’unités humaines et non humaines seront développés tout en considérant les aspects éthiques applicables à la robotique, à l’intelligence artificielle et aux systèmes autonomes. Des environnements de simulation virtuelle seront également mis en place », explique la Défense dans un communiqué. En outre, l’ERM organisera également une démonstration dans un environnement côtier pour montrer les capacités du système iMUGS dans le but d’effectuer des missions de reconnaissance ISR par essaimage (plus d’un robot) au-delà de la ligne de visée.

En plus de l’Ecole Royale Militaire, trois entreprises belges participent à ce consortium européen: dotOcean, (UN)MANNED et FN Herstal.

17 commentaires

  1. La 3D et ses applications militaires peuvent être également exploitées:
    https://www.3dnatives.com/optifab-fabrication-additive-240920203/

    Les entreprises françaises jouent des coudes sur ce nouveau marché:
    https://www.3dnatives.com/startup-metallum3d-09092020/

    https://www.3dnatives.com/rencontre-volumic-imprimantes-3d-france-02092020/

    Pour ceux qui voudraient s’y intéresser:
    https://www.3dnatives.com/le-grand-livre-de-limpression-3d-140920203/

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