Il n’est pas question d’adapter les règles d’engagement de l’opération Vigilant Guardian

Les règles d’engagement de l’opération Vigilant Guardian ne changeront pas (crédit-photo Composante Terre)

Il n’est pas question d’adapter les règles d’engagement de l’opération Vigilant Guardian. 

Depuis son lancement en janvier 2015, l’opération Vigilant Guardian a été pointée pour ses règles d’engagement d’abord pas assez précises puis ensuite trop limitées. Les militaires n’ont le droit d’agir qu’en cas de stricte auto-défense et d’attaque terroriste manifeste et en aucun cas faire de la prévention. « Nos militaires ne peuvent rien faire et la population ne comprend pas. On avait pensé avoir des patrouilles mixtes avec l’accompagnement de policiers mais cela a duré quelques semaines », nous expliquait en 2020 le capitaine de vaisseau Carl Gillis, commandant de l’opération depuis 2017. Cet état de fait a conduit à des situations ubuesques. En 2019, une question parlementaire révélait qu’un des kamikazes des attentats du 22 mars avait été repéré quelques jours avant par une patrouille de militaires de l’opération Vigilant Guardian. Ne pouvant intervenir, les militaires avaient averti la police qui n’avait pas pu le retrouver.

Les dernières auditions parlementaires sur l’opération Vigilant Guardian marquaient une certaine nécessité d’adapter les règles d’engagement. Mais selon la ministre Ludivine Dedonder, il n’en est pas question comme elle l’a dit à la députée Annick Ponthier dans une réponse écrite. « Une adaptation des ROE (règles d’engagement) n’est pas opportune. L’octroi de pouvoirs de police aux militaires n’est pas conforme au principe selon lequel la Défense est responsable de la sécurité extérieure et la police intégrée de la sécurité intérieure », a-t-elle déclarée. Le débat est clos.

Le gouvernement souhaite mettre fin à l’opération Vigilant Guardian d’ici septembre prochain. En novembre dernier, il a approuvé une nouvelle réduction d’effectifs, ce qui n’était plus arrivé depuis janvier 2018. La Police Fédérale va reprendre les missions de surveillance notamment à travers la Direction de la sécurisation (DAB).

Un commentaire

  1. Les règles d’engagement c’est à l’ Armée et à son Commandement de : en 1/ bien les négocier av. le pouvoir Politique en place … et en 2/ – de les appliquer .
    Si elles font seulement à ce jour l’objet d’une polémique il est trop tard bien trop tard, leur mission va se terminer sous peu !
    Rappelons toutefois la difficulté de négocier ces règles d’ interventions avec si je ne me trompe six Ministres distincts en trois ou quatre ans seulement et des Gouvernements composés par des partis différents à chaque fois .
    C’est donc aux Etats -Majors de se faire respecter eux et les Hommes qu’ils vont mettre sur le terrain .

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