Et maintenant le déploiement de militaires pour lutter contre le trafic de drogue à Anvers ?

Plus d’un an après après la fin de l’opération Vigilant Guardian, des politiques veulent de nouveau faire appel aux militaires pour des missions de maintien de l’ordre sur le territoire national (crédit-photo bataillon Artillerie)

Des politiques veulent le renfort de l’armée pour lutter contre le trafic de drogue à Anvers.

Face à la recrudescence du trafic de drogue à Anvers et des faits de violence, le bourgmestre N-VA d’Anvers, Bart De Wever, et le ministre MR des Classes moyennes et des indépendants, David Clarinval, ont avancé l’idée de faire appel à la Défense pour renforcer la police au port d’Anvers. Le ministre David Clarinval a été appuyé dans sa demande par le président de son parti, Georges-Louis Bouchez qui a indiqué qu’il s’agissait d’une demande du MR. Ils n’ont toutefois pas réellement défini quels seraient les contours d’une telle mission. Cette proposition a tout de suite été rejetée par la ministre de la Défense Ludivine Dedonder par une réaction à l’agence Belga. « La question ne se pose pas. Il s’agit d’un problème de criminalité grave et organisée, de règlements de compte entre clans. La question centrale à se poser est : quelle serait la plus-value apportée par la Défense dans les rues d’Anvers ? Les militaires n’ont pas de pouvoir de police, ni celui de mener des enquêtes judiciaires, il ne faut pas confondre les rôles.« , a-t-elle réagi. L’option ne semble d’ailleurs pas sur la table du gouvernement fédéral comme l’a précisé de son côté la ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden.

L’opération Vigilant Guardian avait nécessité la mise en place de règles d’engagement, qui étaient jugées au départ pas assez précises. Lors des patrouilles, les militaires ne pouvaient agir qu’en cas de stricte auto-défense et d’attaque terroriste manifeste et en aucun cas faire de la prévention. En cas de délit, il devait faire appel à la police. Alors que l’opération était sur sa fin, la ministre Ludivine Dedonder n’était pas favorable à une adaptation des règles d’engagement en janvier 2021.

La N-VA avait marqué son opposition à la fin de l’opération Vigilant Guardian, notamment à cause d’Anvers. « Que la zone de police locale à Anvers hérite tout simplement de la mission ne va pas de soi. Elle est déjà engagée dans une « guerre à la drogue ». La sécurité prime pour nous. La sécurité des sites nucléaires, des synagogues et des écoles juives a la priorité. Le gouvernement doit sécuriser ces lieux », expliquait le député N-VA Theo Francken à la ministre Ludivine Dedonder en octobre 2020. Des sites d’informations israéliens avaient relayé l’inquiétude des juifs d’Anvers si l’armée venait à se retirer. Anvers et Bruxelles étaient les deux derniers endroits où les militaires belges étaient encore déployés lors de la fin de l’opération en septembre 2021.

Il n’est donc pas surprenant de voir le sujet revenir sur le devant de la scène avec une actualité à Anvers. L’armée continue d’être le seul moyen auxquels font appel les politiques pour pallier à des manques et des faiblesses lors de crises. L’opération Vigilant Guardian a été lancée en 2015 pour faire face à un manque de moyens de la police. La nouvelle Direction de Sécurisation de la police fédérale (DAB) a été créée pour remplacer les militaires. Les militaires ont été aussi déployés dans les prisons lors de grèves du personnel pénitentiaire pour le remplacer en 2016.

14 commentaires

  1. Bonjour Marie-Madeleine,

    Vous vous souviendrez qu’à l’époque, je m’étais prononcé en défaveur de la présence de nos militaires dans le cadre de l’opération Vigilant Guardian, qui a duré 81 mois !

    La demande de certains politiques d’engager l’armée contre les narcotrafiquants ne se justifie pas davantage ! En effet, nos militaires ne sont en aucune façon formés, ni entraînés pour cela. Si nos unités sont en effet très bien à même d’effectuer une défense en surface (comme une centrale nucléaire), il ne s’agit pas ici de protéger le port d’Anvers, voire un quartier de la ville d’Anvers contre une attaque extérieure !
    C’est la police, épaulée par la douane pour les contrôles, qui en est capable.

    Notez que j’ai été interviewé hier (11 janvier) à ce sujet. L’interview a été publiée sur DH.net :. Guerre contre le narcotrafic à Anvers : “En rue, les militaires jouent un rôle de pot de fleurs”.

    Mon interview y a été résumée comme suit :
    Pour Wally Struys, placer des militaires dans les rues est inefficace dans ce cas de figure. Le spécialiste de la Défense précise que l’armée peut intervenir sous forme d’une aide à la nation, dans le cadre de catastrophes ou de pandémie. “ Si le gouvernement impose une nouvelle mission à l’armée, celle-ci doit l’exécuter. Mais ce n’est pas pour autant que cela serait pertinent dans la lutte contre la drogue. L’armée n’a aucune expérience dans ce domaine.” Et de revenir sur la période post-attentats où les militaires étaient déployés en rue comme éléments de prévention aux attaques terroristes. “ L’armée n’avait aucun pouvoir dans les rues. Les militaires devaient se référer aux policiers avant de pouvoir intervenir. Ils n’ont jamais fait autre chose que d’assumer le rôle d’un pot de fleurs.”

    Bien à vous et continuez à nous faire plaisir avec vos articles et analyses

    Wally Struys

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    • Bonjour Wallys,
      Merci beaucoup pour votre commentaire, qui complète bien mon article, et votre sympathique compliment. L’opération Vigilant Guardian est une opération que j’ai suivi et couvert avec beaucoup d’intérêt. C’est un toujours plaisir de vous lire !

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  2. S’il s’agit uniquement de patrouiller dans les rues d’Anvers, c’est peine perdue que d’y contraindre l’armée! Si au contraire il s’agit d’éradiquer des gangs de plus en plus violants, incontrôlables et menaçants, l’utilisation de l’armée serait parfaitement justifiée pour mener des opérations « coup de poing » contre ceux-ci, en coordination avec les forces de police et les autorités judiciaires. L’armée belge dispose d’une unité de « forces spéciales » parfaitement entraînées pour les interventions directes en milieu urbain.
    Mais il faudrait pour cela de l’audace de la part de nos gouvernants et des autorités concernées, et surtout un sens de l’Etat souvent sacrifié sur l’autel des manoeuvres partisanes à courtes vues. On peut se poser la question, en effet, si dans cette affaire, certains y voient plus une opportunité de déstabiliser le bourgmestre d’Anvers plutôt que d’assurer la protection des habitants de cette ville.
    Une autre hypothèse: les gangs sont devenus si puissants que la simple idée de les affronter directement tétanise nos responsables: angoisse concernant les pertes militaires et collatérales éventuelles et les dégâts matériels qu’une opération de « nettoyage » pourrait impliquer.
    A moins que la seule « plus value » de l’armée, selon la ministre de la défense, ne réside que dans le soutien massif de la « Protection Civile » lors de désastres environnementaux, où la participation symboliques à des exercices et manoeuvres avec nos « alliés »? Il semble qu’il serait plus aisé (et plus « rentable »?) pour l’armée de collaborer à la « défense de la démocratie dans un pays étranger, que de combattre une menace réelle qui pèse sur la nôtre…

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    • Ce dont vous parlez, cela s’appelle la gendarmerie mais on l’a supprimé en Belgique. L’armée n’est pas habilitée à faire des opérations de police. On a vu les limites de l’opération Vigilant Guardian. Pas sûr non plus que le grand public apprécie cette utilisation. Les principaux acteurs du dossier ont d’ailleurs eux-même dit que ce n’était pas la solution. Il faut des moyens. Rien interdit au bourgmestre d’Anvers d’investir dans sa zone de police mais un policier coûte plus cher qu’un militaire.

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      • Bonjour Madame Courtial,
        Oui, vous avez raison: remettre de l’ordre à Anvers, c’est une mission qui aurait dû être dévolue à la Gendarmerie, qui dépendait, si je me souviens bien des deux ministères de la Défense et de l’Intérieur (et peut-être aussi de la Justice?). C’était un corps très organisé, efficace et respecté, bien encadré par des officiers tous issus de l’Ecole Royale Militaire. On l’a supprimée, prétextant comme toujours de beaux principes sociétaux, mais en réalité pour des motifs purement financiers, comme cela a été le cas lorsqu’on réduit à la portion congrue la Protection civile, et tant d’autres services de l’Etat qui avaient le tort de se prêter facilement au jeu des variables d’ajustement budgétaires, sport favori de nos élus désespérément accablés par les déficits incessant depuis tant de lustres.
        Mais bon, c’est le passé, sauf que maintenant nous avons à faire face aux conséquences de toutes les erreurs et les bêtises politiciennes qui ont été faites naguère. La police, qui coûte en effet plus cher que l’Armée (c’est un comble!: dans ce pays l’ennemi intérieur est considéré plus puissant que l’ennemi extérieur) n’est apparemment pas capable d’effectuer sa mission de maintien de l’ordre et de protection de la population à Anvers ou ailleurs. Morcelée en composantes fédérales et en 185 zones de police locale qui fonctionnent de manière autonome, mais qui sont sensées travailler aussi en étroite collaboration, l’une avec l’autre (échange d’informations, entraide, appui mutuel…) et sont complémentaires, ont depuis longtemps démontré l’inefficacité intrinsèque d’un tel dispositif, malgré les moyens en hommes et en matériels qui leurs sont attribués. C’est tous les jours que la police, les pompiers, les ambulanciers, les médecins, les personnels des urgences se font caillasser, insulter ou malmenerphysiquement, sans que personne, de quelque police que ce soit ne puisse endiguer ces violences… Et vous voudriez que seule cette police démotivée règle le problème à Anvers, où les gangs sont autrement plus organisés, armés et souvent coordonnés quand il s’agit de s’opposer aux forces de l’ordre?
        Le bourgmestre d’Anvers est submergé par l’ampleur du problème; il appelle au secours, comme il en a la possibilité:

        « Réquisition des forces armées par le Bourgmestre:
        Afin de mettre en œuvre au mieux ses pouvoirs de police administrative et lorsque l’urgence le requiert, un pouvoir de réquisition est reconnu au bourgmestre par la loi organisant un service de police intégré structuré à deux niveaux[1] qui prévoit qu’en cas de calamités, de catastrophes, de sinistres, d’émeutes, d’attroupements hostiles ou de menaces graves et imminentes contre l’ordre public, et lorsque les moyens des services de police ne suffisent pas pour maintenir l’ordre public, le bourgmestre peut requérir les forces armées.

        Pour y procéder, il faut être dans l’une de ces situations et il faut justifier du fait que les moyens des polices locale ET fédérale sont insuffisants pour maintenir l’ordre public. Il ne peut être fait usage de cette réquisition militaire que si les autres instruments existants ne permettent pas de pallier les problèmes de capacité. Enfin, il faut que la situation présente une extrême urgence qui ne permette pas d’attendre de trouver une autre solution ou une disponibilité des services de police. La réquisition ne pourra jamais être préventive ».

        Seulement voilà, Monsieur Bart Dewever, bourgmestre d’Anvers, est, pour beaucoup, la bête noire du monde politique belge, et il est gros à parier que pour ceux-là cette affaire vient à point, est pain béni. Pourfendre cet homme, prévaut plus que la sécurité des Anversois. A-t-on assigné à la Police fédérale de voler au secours des polices anversoises? A moins que, plus grave encore, l’Armée se sente elle-même incapable d’effectuer le travail ou soit très réticente à payer les pots cassés éventuels après une opération complexe?
        J’ose espérer, Madame, qu’en Belgique, les services de renseignements de la Police, de l’Armée, de la Justice, de l’Intérieur, savent pertinemment bien où et comment opèrent, se cachent et se coordonnent les gangs anversois, bruxellois et d’ailleurs; qu’ils connaissent les noms des dirigeants et des membres, les adresses des lieux où ils se réfugient, etc.
        Ne me dites pas qu’une volonté politique responsable, avec les moyens policiers et militaires qui sont à disposition ne pourrait pas diligenter, planifier, organiser et mener une opération « coup de poing » d’envergure qui mettrait fin, si pas définitivement, au moins pour quelques lustres aux agissements des bandes mafieuses qui commencent à pulluler dans notre pays! Ou faut-il finir par croire que la puissance financière des gangs leur est largement suffisante pour dissuader gentiment une partie de nos responsables d’aller jouer ailleurs?
        Très cordialement,
        MB

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      • Je cite ici Mr . Marnix BREES :  » Ne me dites pas qu’une volonté politique responsable, avec les moyens policiers et militaires qui sont à disposition ne pourrait pas diligenter, planifier, organiser et mener une opération « coup de poing » d’envergure qui mettrait fin, si pas définitivement, au moins pour quelques lustres aux agissements des bandes mafieuses qui commencent à pulluler dans notre pays! Ou faut-il finir par croire que la puissance financière des gangs leur est largement suffisante pour dissuader gentiment une partie de nos responsables d’aller jouer ailleurs?  »
        Voyons tout simplement ce qui se passe au Parlement EU av. le Maroc et le Qatar et les valises qui circulent ds. les hôtels de luxe et ne croyons pas que cela sera mieux dans nos propres Institutions Locales , Régionales ( J.C. Marcourt ) et Fédérales : TRISTE

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  3. Faites une bataille d’Anvers comme il y a eu une bataille d’Alger qui s’est soldée par un succès complet. Il suffit de donner les pleins pouvoirs au général commandant le secteur militaire d’Anvers

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    • Pour avoir écrit un mémoire de recherche sur la guerre d’Algérie et étudié beaucoup cette guerre, je ne suis pas sûre que la comparaison soit vraiment la meilleure. La situation n’est pas du tout pareille. De plus si la bataille d’Alger a été une victoire militaire, elle a été surtout une défaite morale de l’armée française. Elle a développé un antimilitarisme dans la population française et une grande défiance vis-à-vis de l’armée, qui est devenue la « grande muette », pendant des années chez les citoyens mais aussi les politiques. C’est surtout l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire. Avoir donner les pleins pouvoirs à l’armée en Algérie sans aucun contrôle et encadrement légal a été une grave erreur. Au final, la France a perdu cette guerre. Mais le sujet mérite plus qu’un commentaire.

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    • Ce genre « d’action » est actuellement en porte à faux avec les armes et munitions de guerre avec lesquelles elle est exécuté, par rapport au texte de Genève qui régit et fait le distinguo entre des forces de sécurité civiles (dépendant du ministère de l’intérieur), et celles militaires dépendant du ministère des armées.

      L’intervention des armées après les attentats était justifiée pour rétablir l’ordre républicain (prévu par le texte de Genève), mais nous sommes en 2023, l’ordre a été rétabli depuis belle lurette, ( les protagonistes de ces attentats ont tous été soit tués, soit interpellés par les forces intérieures, et passent en justice encore actuellement).

      Imaginez qu’un véhicule s’en prenne à une patrouille militaire aujourd’hui, et que nos gars fassent usage de leurs armes de service (5,56), je peux vous certifier que les instances judiciaires européennes s’en prendraient vertement à la France, avec condamnation et forte amende, pour non respect des accords de Genève, et utilisation d’armes et de munitions de guerre non justifié a l’intérieur du territoire national.

      En France, c’est la Cour des comptes a mis une plume trempée dans le vitriol, avec peut être pour arrière-pensée d’accélérer la privatisation de la sécurité publique, plus que par amour pour les policiers ou les gendarmes et nous sommes loin de faitre une mission de police…
      https://www.lexpress.fr/actualite/societe/operation-sentinelle-le-politique-s-est-pris-a-son-propre-piege-en-la-perennisant_2180121.html

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  4. Les drogues n’existent pas. Une « drogue », c’est juste un médicament qui devient dangereux en raison de son interdiction. Celle-ci crée un marché criminel extrêmement lucratif, et qui corrompt les gouvernements en, notamment, perpétuant le mythe du danger des médicaments.
    Voci ce que Abraham Lincoln dit à ce sujet:
    “La prohibition va au de la des limites de la raison en tentant de contrôler l’appétit, et transforme en crime des actions qui ne le sont pas. Une loi de prohibition contredit frontalement les principes sur lequel notre ideal de gouvernement est fondé”. (Abraham Lincoln)

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    • Désolé, Monsieur Marchal, de voir les choses sous cet angle. Quand vous aurez un drogué dans VOTRE famille, peut-être changerez vous d’avis. Quant à ce qu’a dit Abraham Lincoln, il lui était impossible de prévoir les médicaments devenus dangereux auxquels la jeunesse américaine s’adonne et sombre de nos jours. Paroles d’il y a deux siècles qui n’ont plus aucune pertinence aujourd’hui: « les principes sur lesquels notre idéal de gouvernement est fondé » (la Liberté en l’occurrence) ne valent pas tripette chez les marchands de mort, ni même chez leurs victimes totalement dépendantes psychiquement et physiquement de leurs fournisseurs.
      En l’occurence, il ne s’agit même pas de prohiber une quelconque substance, mais de mettre fin à une violence inouïe, incontrôlable et létale pour les simples citoyens. Promenez-vous à Anvers avec vos enfants, projetez par exemple d’allez visiter le zoo; vous sortez du train et de la gare, soudain une salve éclate et une balle perdue frappe l’un des vôtres. Que ferez-vous, que penserez-vous? : que statistiquement cela ne pouvait pas vous arriver? Que le prix à payer pour préserver vos beaux principes et vos valeurs n’est, après tout, pas trop élevé?
      Demandons donc à la population anversoise jusqu’où la violence peut impunément les frapper : un mort? deux? trois?, une demi-douzaine tous les six mois? car enfin, comme vous, les Anversois ne risquent pas grand chose statistiquement parlant…
      Je regrette que votre discours soit si simpliste et si « politiquement correct » Cela vous permet de vous posez en défenseur de la démocratie sans réaliser, qu’en fait, vous ne contribuez qu’à sa déliquescence. Et vous soutenez ainsi des gouvernants incapables et tétanisés par l’ampleur des catastrophes sécuritaires qui se préparent à Anvers, et ailleurs dans la pays.
      Pour terminer, puisque vous êtes amateur de citations, je vous laisse méditer celles-ci:
      « Celui qui appartient organiquement à une civilisation ne saurait identifier la nature du mal qui la mine. Son diagnostic ne compte guère; le jugement qu’il porte sur elle le concerne; il la ménage par égoïsme. » C’est de Cioran. Et puisque vous êtes si attaché à la liberté:
      « Liberté, c’est un de ces mots détestables qui ont plus de valeur que de sens; qui chantent plus qu’ils ne parlent; qui demandent plus qu’ils ne répondent; de ces mots qui ont fait tous les métiers et desquels la mémoire est barbouillée de théologie, de métaphysique, de morale et de politique; mots toujours bons pour la controverse, la dialectique, l’éloquence; aussi propres aux analyses illusoires et aux subtilités infinies qu’aux fins de phrases qui déclenchent le tonnerre. » C’est de Paul Valéry.
      Très cordialement,
      MB

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  5. L’argent de la drogue permet d’acheter hommes et armes, dans une logique de contrôle du territoire et de soif inextinguible de pouvoir. Les proportions atteintes sont suffisamment inquiétantes sans compter les dégâts causés par la consommation de leurs produits et la criminalité induite pour s’en procurer.
    Les ports sont les portes d’entrées de ce cinquième pouvoir:
    https://www.lemonde.fr/international/article/2023/01/10/saisies-record-de-cocaine-dans-le-port-flamand-d-anvers_6157288_3210.html

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