La Belgique et les Pays-Bas comptent renforcer leur coopération dans le domaine de la Défense

La coopération militaire entre la Belgique et les Pays-Bas va encore se renforcer (crédit-photo NL Defensie)

La Belgique et les Pays-Bas comptent renforcer leur coopération dans le domaine de la Défense.

A l’occasion du sommet Thalassa entre la Belgique et les Pays-Bas, les gouvernements deux pays ont annoncé qu’ils comptaient encore renforcer leur coopération dans le domaine de la Défense, une coopération déjà très poussée dans le domaine aérien et maritime. Dans leur déclaration commune, les deux gouvernements ont également annoncé vouloir étendre leur coopération dans le domaine de la lutte contre les mines et les frégates à d’autres pays européens. Un appel qui fait sens après l’approbation de la Boussole stratégique par les pays de l’Union Européenne en mars dernier.

Surveillance commune de l’espace aérien du Benelux, marines intégrées, achat en commun de frégates et de chasseurs de mines ou bien coopération dans le domaine des forces spéciales sont des exemples mis en avant. « Ces démarches approfondissent encore la coopération existante. Il en va de même pour l’acquisition conjointe de nouveaux drones de reconnaissance. À l’avenir, nous collaborerons étroitement au développement et à l’opérationnalisation de nouvelles capacités telles que les F-35 ou les systèmes sans pilote », expliquent-ils dans leur déclaration commune.

La coopération belgo-néerlandaise mais aussi luxembourgeoise dans le domaine des drones et des systèmes UAS et UAV est effectivement en plein développement. En décembre 2020, la Belgique a fait le choix d’acheter 4 systèmes de mini-UAS RQ-20 Puma LE (Long Endurance) et 2 systèmes de TUAS (Tactical Unmaned Aircraft System) RQ-21 Integrator conjointement avec les Pays-Bas et le Luxembourg. Les trois pays ont signé un protocole d’accord en mars 2021. Plus spécifiquement, la capacité de drones Integrator du Benelux sera pilotée par les Pays-Bas, qui en aura la gestion administrative et se chargera de la formation des opérateurs. Le déploiement restera quant à lui autonome selon chaque pays.

Dans le cadre des opérations, la Belgique et les Pays-Bas examinent dans un cadre européen, de l’OTAN ou de l’ONU ou dans un cadre bilatéral ce qu’ils peuvent encore faire ensemble en plus de ce qui est déjà fait ou ce qui a été fait (NRF, eFP, SNMG1, SNMCMG1 ou Irak et Jordanie). « Nous partageons également des expériences et des idées pour aider nos forces armées à faire face à de nouveaux défis, tels qu’une meilleure approche pour maintenir en service et recruter les bonnes personnes. Nous entendons également échanger des informations plus intenses sur les menaces hybrides, la cybersécurité, la mobilité militaire et la green defence », ont convenu les deux pays. Dans le domaine de la cyberdéfense, la Défense néerlandaise est bien plus avancée avec le Defensie Cyber Commando et une vraie stratégie depuis 2012 alors que la Belgique met tout juste en place sa Composante Cyber.

« Les consultations avec une telle délégation ministérielle sont exceptionnellement rares. Outre la Belgique, cela n’arrive qu’avec l’Allemagne et depuis ce printemps avec la France », a souligné la Défense néerlandaise. Les Pays-Bas vont d’ailleurs envoyer 200 militaires en Roumanie à partir de cet été au sein du battlegroup français, au sein duquel est déployé un SGTIA belge. Un déploiement qui était dans les tuyaux depuis plusieurs semaines et qui a fait l’objet de discussions entre les gouvernements français et néerlandais lors de leurs premières consultations de ce niveau en mars dernier.

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