Le SGRS a reçu le renfort de 18 nouveaux collaborateurs début octobre

Le SGRS entame une nouvelle période de réformes sous la direction de son nouveau chef le vice-amiral Wim Robberecht

Le SGRS a reçu le renfort de 18 nouveaux collaborateurs début octobre.

En commission de la Défense la semaine dernière, la ministre Ludivine Dedonder a annoncé que le SGRS (Service Général du Renseignement et de la Sécurité), le service de renseignement de l’armée, avait reçu l’arrivé de 18 nouveaux renforts au début du mois. Elle n’a pas précisé s’il s’agissait de nouvelles recrues ou bien le transfert de personnel d’autres unités de la Défense comme cela avait été fait dans l’urgence en pleine affaire Jürgen Conings. D’autres renforts suivront dans le courant de 2022. Le SGRS fait face à un manque d’effectifs récurrent.

Comme cela avait été évoqué en juillet dernier en commission sur l’affaire Jürgen Conings et les conclusions de l’enquête du Comité R, un plan politique pluriannuel est en cours d’élaboration pour fin 2021. Ce plan doit reprendre les priorités du service et dégager les moyens nécessaires « Le plan pluriannuel sera préparé en 2022 et appliqué pour les années 2023 à 2027 », a-t-elle précisé. La ministre Ludivine Dedonder avait regretté que le SGRS fonctionnait depuis trop longtemps sans plan politique avec pour conséquence qu’aucune priorité n’était clairement définie. Le SGRS recevra aussi le soutien d’experts d’autres services de sécurité belges via un groupe de résonance pour mener ses réformes.

Suite à l’éviction du général-major Philippe Boucké en juillet, le vice-amiral Wim Robberecht a pris officiellement la tête du SGRS le 23 août 2021. « Le nouveau chef s’est déjà attelé à un certain nombre d’autres priorités, entre autres des simplifications dans l’organigramme du service, dans le but notamment d’améliorer la transmission des informations en interne », a détaillé la ministre. Il a également mis en place une équipe pour rédiger le plan d’action des réformes.

La réforme du statut du personnel du SGRS est une priorité de la ministre Ludivine Dedonder avec la volonté d’aboutir à un statut unique pour le personnel civil et une plus grande mobilité des agents entre les deux services de renseignement. Elle a indiqué aux députés que le travail d’adaptation du statut était en cours, avec la collaboration de la Sûreté de l’État (VSSE) et de l’OCAM (Organe de coordination pour l’analyse de la menace).

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