La mission de la vingtaine de militaires luxembourgeois au sein de l’EUTM Mali se précise

Le premier ministre Xavier Bettel rencontre les militaires luxembourgeois de l’EUTM Mali en 2017 (crédit-photo SIP / Emmanuel Claude)

La mission de la vingtaine de militaires luxembourgeois au sein de l’EUTM Mali se précise.

Le 19 mai prochain, le contingent luxembourgeois au sein de l’EUTM Mali va grandir considérablement en passant de deux à vingt militaires pour une durée de deux ans. Comme le site l’avait annoncé en février dernier, ce détachement va déployer pour la première fois ces drones Raven au nombre de deux et sera intégré au sein de la « Force Protection » de la mission. Selon le règlement grand-ducal paru récemment, il s’agira de deux sections de huit hommes qui embarqueront également à bord de véhicules Dingo d’où la nécessité déploiement d’une équipe de mécaniciens constitués de 2 militaires. Il est prévu aussi le détachement d’un sous-officier dans l’état-major de la « Force Protection » et un officier aura une fonction d’instructeur au sein de l’ETTF (Education and Training Task Force). Le Luxembourg planifie aussi le déploiement ponctuel d’un sous-officier analyste ainsi qu’un soutien médical.

« Comme il ressort de l’historique, les militaires de l’Armée luxembourgeoise ont déjà revêtu des fonctions d’instructeurs, ainsi que des postes d’état-major dans le domaine du conseil et de l’assistance. Outre ce volet d’assistance et d’entraînement se faisant directement au profit des forces armées maliennes, la mission doit disposer d’éléments de protection et d’éléments de soutien. La mise en ouvre de drones à des fins de surveillance constitue un élément important pour assurer la sécurité de la mission », explique le document. Le budget de la mission part sur une hypothèse de deux heures de vol par jour par drone. Pour l’exécuter, le Luxembourg va faire également l’acquisition de 12 systèmes micro UAS de type ATLAS Pro pour cette année et de 8 systèmes mini UAS de type PUMA à raison de 4 en 2020 et 4 en 2021. Le coût de ces acquisitions est d’environ 9 millions d’euros.

Actuellement, la mission de l’EUTM Mali a suspendu ses activités de formation depuis le début du mois à cause de la crise du coronavirus. Sollicitée, l’armée luxembourgeoise n’a pas répondu si cela changeait quelque chose au déploiement de ses militaires. Dans tous les cas, le contingent devra sans aucun doute se mettre en quarantaine avant de se déployer au Mali. Au 19 mai, le Luxembourg aura une trentaine de militaires déployés au Mali entre la MINUSMA et l’EUTM Mali.

L’armée luxembourgeoise n’avait plus déployé autant de militaires sur une telle durée depuis sa participation à la mission KFOR au Kosovo, commencée en avril 2000 et qui a pris fin en juin 2017, ou bien à la mission enhanced Forward Presence en Lituanie mais sur une durée plus courte en 2017 et 2018 (six et quatre mois).

2 commentaires

  1. L’EUTM est confronté aux limites de sa doctrine:
    https://www.bruxelles2.eu/2020/02/les-sept-plaies-deutm-mali/

    Le drone prend de plus en plus d’importance dans les déploiements occidentaux:
    https://defencebelgium.com/2020/02/12/les-nouveaux-drones-de-larmee-luxembourgeoise-seront-deployes-pour-la-premiere-fois-au-mali/

    Pour Barkhane, les américains et les britanniques continuent leur soutien:
    http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/04/24/sahel-les-soutiens-britannique-et-americain-a-barkhane-maint-21094.html

Laisser un commentaire