La signature de l’accord sur le bataillon belgo-luxembourgeois reportée à fin août

Le bataillon belgo-luxembourgeois pourrait être un bataillon de reconnaissance (crédit-photo LU Arméi)

La signature de l’accord sur le bataillon belgo-luxembourgeois reportée à fin août.

En juin dernier, le ministre de la Défense luxembourgeois François Bausch avait confirmé la création d’un bataillon belgo-luxembourgeois terrestre. Une lettre d’intention devait être signée entre les ministres François Bausch et Ludivine Dedonder le 7 juillet lors de la réunion Gäichel entre les gouvernements belge et luxembourgeois. Sauf que le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel a été testé positif au covid-19 fin juin et était en isolement durant 10 jours. Cela a peu pour conséquence de reporter le sommet Gäichel au 31 août après les vacances d’été. La raison de la non-signature de cette lettre d’intention n’est donc pas autre chose que le report du sommet. La signature aura bien lieu.

Selon certains indices, cette unité consisterait en un bataillon terrestre de reconnaissance. Ce choix serait logique car les Lignes directrices de la Défense luxembourgeoise à l’horizon 2025 mettent l’accent sur la modernisation des capacités ISR (intelligence, surveillance, reconnaissance). C’est une des spécialités de l’armée luxembourgeoise qui élargira sa panoplie de drones dans les prochaines années. Côté belge, cela compléterait les missions du bataillon ISTAR. Autre point, les trois pays du Benelux approfondissent leur coopération dans ce domaine avec l’achat en commun de sept systèmes Integrator X-300.

La création de ce nouveau bataillon pourrait pousser le Luxembourg à choisir le Light Combat Tactical All-Terrain Vehicle (JLTV) d’Oshkosh Defense pour  l’achat des 80 véhicules blindés de commandement, de liaison et de reconnaissance (CLRV). Ces derniers remplaceront les Hummer et les Dingo. Le projet de loi pour cet achat confirme que ces véhicules seront « scorpionnisés » comme la Belgique le fait déjà. Le Luxembourg n’exclut pas de les compléter avec des véhicules blindés de reconnaissance plus lourds. « Le détail de cette évolution n’est actuellement pas encore suffisamment défini et dépend de plusieurs variables inconnues aujourd’hui », précise le document législatif. La décision est attendue pour 2022 avec la livraison des premiers véhicules prévue pour 2024.

Une unité belgo-luxembourgeoise ne serait pas une première. L’unité Belgique – Luxembourg A400M (BNU A400M) gère la flotte de huit appareils, dont 7 belges et un luxembourgeois. En remontant plus loin, un Corps de Volontaires belgo-luxembourgeois est allé se battre en Corée en 1951. En remontant encore plus loin, on trouve la brigade Piron durant la Seconde Guerre mondiale.

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