Tour d’horizon des principaux investissements du plan STAR pour la Composante Marine

Les patrouilleurs verront leurs équipements modernisés (crédit-photo Composante Marine)

Un tour d’horizon des principaux investissements du plan STAR pour la Composante Marine.

Les investissements pour la Composante Marine restent mineures avec 527 millions d’euros. La protection des futures frégates sous-marines sera renforcée de deux façons. En premier, ces frégates seront dotées de drones tactiques organiques, qui « serviront de capacité de surveillance de soutien pour améliorer la compilation de cette image maritime afin d’observer et collecter des renseignements tactiques. » Deuxièmement, il y aura les hélicoptères NH90 NFH qui recevront deux modules spécifiques pour être utilisés comme senseurs avancés et armés contre la menace sous-marine et de surface. La Belgique augmentera d’ailleurs sa coopération avec les Pays-Bas en co-investissant dans le simulateur NFH Full Mission Flight Trainer (FMFT) néerlandais à Den Helder. « En ce qui concerne l’industrie, la Belgique et les Pays-Bas se comportent presque comme une seule entité et la gestion de la configuration de ces hélicoptères est toujours alignée, à quelques détails près », précise le document.

En plus de la création de la nouvelle Navy Academy, qui centralise la formation au sein de la Marine, le quartier-général de l’Amirauté Benelux à Den Helder sera transformé en un Centre d’Opérations Maritimes Amiral BENELUX (Maritime Operations Center Admiral BENELUX -MOC ABNL) qui sera basé à Den Helder et et Zeebrugge. Le MOC de Den Helder sera responsable des aspects généraux du commandement opérationnel et du soutien spécifique de la capacité surface combattant, tandis que le MOC de Zeebrugge sera spécifiquement responsable de la capacité de lutte contre les mines des deux pays.

La Marine envisage la création d’une capacité de pose de mines comme un instrument de dissuasion essentiel et décisif en appui des opérations maritimes. Une étude est actuellement menée pour déterminer comment ce nouvel objectif peut être mis en œuvre concrètement afin d’être opérationnel en 2028. « Dans un premier temps, il s’agira d’examiner quelle plateforme de pose et quel type de mines marines sont les plus adaptés. Des études supplémentaires devraient préciser quelles ressources supplémentaires seront nécessaires, par exemple, pour l’analyse de l’environnement maritime, les logiciels de planification et les bases de données », détaille le document. Les deux patrouilleurs côtiers seront prochainement équipés de capteurs dans le domaine de la guerre électronique. Des budgets à l’horizon 2030 seront prévus pour moderniser la suite de capteurs actuelle.

Le plan STAR prévoit aussi de renforcer la protection des ports, qui est une des lacunes capacitaires de l’OTAN. Cette capacité comprend des capteurs (ISR, par exemple : sonar, hydrophone, détection d’anomalies), un système de commandement et de contrôle interopérable de l’OTAN et des effecteurs qui permettent une réponse graduée. Pour soutenir le dispositif, la Composante Marine étudie la mise en place d’une compagnie de réserve de Fusiliers de Marine.

4 commentaires

  1. Après la décision sensée de la mise à l’écart des NH 90 de la composante Terre, dont la disponibilité ne dépassait pas 40%, quid des NH 90 de la composante Marine ? A savoir qu’en France, le NH 90 Caïman avait un taux de disponibilité de 35,5% en 2018.
    La coopération avec la Marine hollandaise et la participation de Fokker dans le NH 90 ne justifient pas le maintien de cet hélicoptère, si tel est le cas, en Belgique. Suivant l’exemple de la Norvège, nous sommes en droit d’exiger d’un appareil une aptitude régulière au vol sans une logistique excessive.

    Par ailleurs, pour compléter les deux frégates (1 en opération, 1 à l’entretien) est-ce qu’une capacité de lutte anti-sous-marine (gabarit ou plus de l’ASW 2800 de Couach) ne serait pas plus appropriée qu’une capacité de pose de mines pour sécuriser les éoliennes, les câbles sous-marins ?

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  2. En cas de conflit, nos ports seraient des cibles prioritaires pour l’adversaire, en raison de leur rôle essentiel pour l’accueil de renforts alliés. Des bombardements par missiles et/ou avions seraient évidemment à craindre, mais également des actions de minage au large et aux abords, ainsi que par nageurs de combat et saboteurs terrestres éventuellement « prépositionnés » avant le conflit. Dès lors, tout comme un précédent intervenant, je préfèrerais remplacer le très très surprenant souhait émergent d’ acquérir une « capacité de minage » par celui d’une demi-douzaine de petits bateaux rapides et armés (exemple-type du CB-90NG suédois), lesquels sont dotés d’hydrojets (pour les hauts fonds) et dont l’armement pourrait aussi inclure des armes scandinaves aptes à traiter les petits sous-marins et les nageurs de combat. Une spécialité locale. Cette force pourrait aussi se voir complétée d’engins amphibies rapides (roues sur plages + navigation, çà existe ) voire par des petits Overcrafts de patrouille (lesquels pourraient parcourir les plages, mais aussi les zones boueuses et bien sûr la mer ) pour protéger les approches de Zeebrugge et les bouches de l’Escaut. Ainsi évidemment que les très vitales infras énergétiques ( gaz et électricité) qui fourmillent sur cette partie de la côte. Concernant la sécurité des bouches et des abords maritimes de l’Escaut, on notera qu’ils comportent aussi des chantiers navals sensibles, fabriquant des frégates et autres navires militaires, sur Walcheren). Dans un tel projet « ambitieux » mais bien plus justifié que, par exemple, l’acquisition de mines marines, la coopération , voire l’intégration dans une unité binationale , serait fort indiquée et rationnelle. Cette force côtière permanente mais modulable, disposerait aussi de drones aériens et navals. Plus des détecteurs de types divers déployés en postes fixes au sol et en mer . Il va de soi qu’un tel dispositif aurait besoin d’une petite infanterie de marine , largement dotée de réservistes « semi-actifs », qui s’occuperait aussi de la sécurité des ports concernés. Je suis sûr que les néerlandais seraient preneurs. En tout cas, comme pour tout le reste, une défense crédible ne s’improvise pas au moment où démarre une crise. C’est beaucoup trop tard !

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